Dans un récit bouleversant de la tragédie survenue à Crans-Montana, Vinciane Stucky se bat pour faire entendre sa voix après la perte de son fils de 17 ans, Trystan Pidoux. Ce dernier, victime d'un incident tragique, devait être inhumé dans sa ville d'origine, Lausanne. À la surprise de sa mère, les médecins légistes ont interrompu les funérailles pour procéder à une autopsie.
« Ils ont fait irruption et m’ont arraché Trystan », a témoigné Vinciane, visiblement en colère et dévastée. Cette intervention, effectuée le jour des funérailles, a causé un désarroi immense au sein de sa famille, qui s'est vue contrainte de réorganiser l'ensemble de la cérémonie à la hâte.
D’autant plus tragique, cette autopsie a été réalisée bien que Vinciane ait plusieurs fois informé les autorités de la date des funérailles. Elle avait même prévenu le Ministère public après une cérémonie d’hommage la semaine précédant l'incident, ce qui rend la situation encore plus inacceptable aux yeux de la mère éplorée.
Des experts légistes en Suisse affirment que l'autopsie est essentielle pour déterminer les causes exactes du décès, mais la famille de Trystan ne peut s'empêcher de dénoncer la brutalité de cette approche. « Tout a été bouleversé, y compris notre équilibre émotionnel », a ajouté Vinciane, soulignant l'impact sur son deuxième fils, Tobias, qui peine à faire face à cette perte tragique. Des manifestations de soutien se tiennent déjà en mémoire des victimes, avec des fleurs et messages déposés dans toute la région, témoignant de la douleur collective.
Vinciane Stucky, dans une interview accordée à la chaîne BFMTV, a exprimé une profonde tristesse en disant : « Je suis vide, je n'ai plus rien à perdre, je veux rejoindre Trystan maintenant ». La colère de la mère s'étend également vers les propriétaires de l'établissement où s'est produit ce drame, et envers la commune. Ce triste chapitre rappelle l'importance de la compassion et de l'empathie dans les affaires conduisant à des tragédies humaines.







