La semaine dernière à Nersac, une femme qui promenait son chien dans la neige a fait preuve d'un courage exceptionnel. Alors qu'elle se trouvait en plein milieu d'une matinée hivernale, un policier l'a agressée, menaçant de l'emmener de force. Cependant, son fidèle compagnon à quatre pattes s'est révélé être un atout précieux, distrayant l'agresseur, ce qui a permis à la femme de se défendre.
"Il a levé ma doudoune et a mis ses mains sur mon ventre tout en me menaçant", a confié la victime au micro de M6. Face à cette situation alarmante, elle a sorti un canif et a réagi avec force, ce qui a obligé l’agresseur à prendre la fuite.
Son signalement rapide a permis aux forces de gendarmerie d'identifier le véhicule du suspect. Grâce à une enquête approfondie et à des analyses de téléphonie qui ont corroboré sa présence sur les lieux, les gendarmes ont rapidement élucidé l'affaire. L’individu, un formateur de techniques d'intervention au commissariat d'Angoulême, avait déjà été soupçonné d'agressions antérieures, y compris un viol sur une mineure.
Les enquêteurs ont découvert que le policier de 45 ans était impliqué dans plusieurs agressions datées de l'année précédente. En janvier 2025, il a enlevé une adolescente de 17 ans à un arrêt de bus à Nersac, un acte qu'il a commis sous la menace de son arme. Il a été placé en garde à vue, où il a finalement reconnu les faits selon des sources judiciaires.
Comme l’explique Jean-François Ménard, criminologue, "la vigilance et le courage de cette femme ont permis de faire tomber un prédateur, soulignant l'importance de la dénonciation des comportements suspectés". Le parquet d'Angoulême a d'ores et déjà qualifié les actes commis par le policier d’enlèvement, agression sexuelle avec arme et viol avec arme, et une demande de détention provisoire a été requise.
Cette affaire soulève ainsi des questions sur la confiance accordée aux forces de l'ordre. Les témoignages des victimes et le soutien de la communauté sont essentiels pour prévenir de telles tragédies et renforcer la sécurité des citoyens. Une chose est sûre : l'héroïsme du quotidien peut parfois faire toute la différence.







