Suite au décès tragique de Camélia, une lycéenne de 17 ans originaire de Seine-et-Marne, une Commission nationale a été ouverte. La jeune fille, selon sa famille, était victime de harcèlement scolaire depuis décembre dernier. Ce drame a relancé le débat sur la lutte contre le harcèlement dans les établissements scolaires, un sujet sensible qui touche de nombreux adolescents en France.
Le ministère de l'Éducation nationale a confirmé l'ouverture d'une enquête administrative dite « rigoureuse et objective», confiée à l'inspection générale de l'Éducation nationale. Le but de cette enquête est d'analyser les circonstances entourant le tragique événement ainsi que les réactions des institutions face aux alertes émises par la famille de Camélia.
De son côté, le parquet de Meaux a également lancé une double enquête — l’une sur les causes du décès et l'autre pour examiner les allégations de harcèlement. Le procureur de la République a décrit le décès de Camélia, qui a été percutée par un train, comme un acte suicidaire volontaire.
A noter que selon des experts en éducation, le harcèlement scolaire doit être considéré comme un problème de santé publique. De nombreuses associations telles que « Non au harcèlement » travaillent activement pour sensibiliser sur les dangers de cette violence psychologique. En mars 2022, le harcèlement scolaire a été reconnu comme un délit pénal, avec des sanctions pouvant aller jusqu'à dix ans de prison en cas de suicide liée à ce phénomène.
Des sources indiques que Camélia avait déjà alerté ses enseignants et sa direction sur la situation qu'elle subissait, mais leur aide n’aurait pas été suffisante. Ce douloureux événement met en lumière l'importance d'une réponse rapide et efficace des établissements scolaires face à ce fléau.
Alors que l'académie de Créteil avait initialement décidé de ne pas mener d'enquête administrative en raison d'un manque d'éléments probants, cette tragédie pourrait enfin inciter les autorités à prendre des mesures concrètes pour protéger les élèves victimes de harcèlement. Ce sujet mérite une attention ferme et soutenue. Les discussions doivent se poursuivre au sein de la société française pour garantir la sécurité des enfants à l'école.







