Dijon, ville emblématique de la Côte-d'Or, devient un véritable terrain de jeu pour les élections municipales prévues en mars prochain. L'actuelle maire, Nathalie Koenders, qui a pris le relais de l'ancien maire François Rebsamen, est en position de force selon un récent sondage réalisé par OpinionWay. Avec 41 % des intentions de vote, elle semble se diriger vers une réélection confortable.
À une certaine distance, les candidats de la droite, Emmanuel Bichot (Les Républicains) et Thierry Coudert (Rassemblement National-Union des Démocrates Républicains), se battent pour la seconde place, chacun recueillant environ 17 % des voix. À sa suite, les Insoumis, représentés par Dominique Guidoni-Stoltz, se démarquent avec 11 %, ce qui leur permettrait de se qualifier pour le second tour.
Les listes écologistes, quant à elles, ne semblent pas susciter un engouement suffisant, avec Michel Haberstrau (Les Écologistes et PCF) à 7 % et Rémi Goguel (« Dijon Avenir ») à 3 %. Leurs chances de progression sont faibles, compte tenu des résultats actuels.
En bas du tableau, Fadila Khattabi, ancien ministre et candidate de la liste Renaissance, ainsi que Claire Rocher de Lutte Ouvrière, stagnent à 2 %. Ce résultat est particulièrement marquant pour Khattabi, qui, malgré une carrière politique impressionnante, n'a pas réussi à capter l'intérêt des électeurs. Le Bien Public souligne que cette chute dans les intentions de vote représente une remise en question de sa popularité sur le terrain.
Le MoDem, qui a longtemps été associé à la majorité municipale, semble se galvaniser autour de la candidate socialiste, renforçant ainsi sa position dans le paysage politique local. En revanche, Horizons fait le choix inattendu de soutenir le candidat des Républicains, Emmanuel Bichot, ce qui pourrait redistribuer les cartes dans la campagne.
En 2020, Renaissance avait déjà échoué à se qualifier pour le second tour, suscitant des questions sur l'avenir du parti dans cette ville. Les analystes politiques notent que le manque de résultats tangible pourrait peser lourd sur la stratégie de Khattabi dans les semaines à venir. Michel Expert, analyste politique, affirme que « la dynamique actuelle pourrait jouer en faveur des partis historiques si Renaissance ne prend pas des mesures pour redresser la barre ».
Au fur et à mesure que la campagne se déroule, les électeurs de Dijon devront décider de l'orientation qu'ils souhaitent donner à leur ville. Les débats à venir seront cruciaux pour déterminer qui mènera les rênes de cette collectivité locale pour les prochaines années.
*Sondage réalisé entre le 6 et le 12 janvier sur un échantillon de 607 personnes inscrites sur les listes électorales.







