Donald Trump a officialisé son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025, suscitant de vives inquiétudes quant à l'avenir de la démocratie américaine. En seulement un an, son mandat a déjà mis à mal les fondements juridiques du pays.
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Dès son arrivée, Trump a démontré son intention d'exercer une influence sans précédent sur les institutions. "N’est-ce pas le président qui décide ?" a-t-il déclaré, affirmant sa volonté d’ébranler l'État de droit en minimisant le rôle des contre-pouvoirs. Sa première action significative fut de gracier près de 1 500 personnes impliquées dans l'émeute du Capitole, qu'il qualifie d'"otages". Cette décision a suscité l'indignation, ces personnes n'ayant manifesté aucun remords.
Une justice remise en question
Son approche a été renforcée par la nomination de Pam Bondi, une avocate de longue date, à la tête du ministère de la Justice. Selon Frank O. Bowman III, professeur de droit à l'Université du Missouri, "Le département de la Justice a traditionnellement été un bastion d'indépendance. Trump a systématiquement miné cette autonomie." Le recours accru à des décrets présidentiels a permis à Trump de contourner les objectifs législatifs, touchant des domaines critiques tels que l'immigration.
A titre d'exemple, en mars, plusieurs expulsions massives de membres de gangs vers le Salvador ont été ordonnées malgré une décision judiciaire contraire. "Nous avons affaire à des juges corrompus," a-t-il déclaré en réponse, remettant en question l'autorité judiciaire.
Pour une annulation des élections ?
Le président a également remis en cause la légitimité des élections de mi-mandat de 2026, suggérant même l'idée d'une annulation. "Quand vous y pensez, on ne devrait même pas avoir d'élections," a-t-il lâché, suscitant des craintes chez les analystes politiques. James Robenalt, historien, avertit : "Cette année sera décisive pour l'avenir politique américain." Les sources de contrepoids traditionnelles, comme la Cour suprême, montrent des signes de faiblesse face au pouvoir exécutif, rendant la démocratique américaine plus fragile que jamais.
Analyse et réflexions
Malgré quelques revers judiciaires, la domination de Trump sur les instances de décision fait planer une ombre sur l'équilibre des pouvoirs. Les actions incessantes de son administration pourraient, à terme, entraîner une redéfinition profonde du paysage politique américain. L'avenir reste incertain alors que la nation attend le verdict des élections de mi-mandat.
- Sources :
- Le Monde
- New York Times
- AP News
- CNN
- Frank O. Bowman III, Professor de droit à l'Université du Missouri.
- Jim Robenalt, Historien et avocat.







