De New York à l'Alaska, la mobilisation contre Donald Trump s'étend désormais aux zones rurales et bien au-delà des frontières américaines. Samedi 28 mars, des cortèges de manifestants ont envahi les rues des États-Unis dans le cadre de la journée de protestation « No Kings » (Pas de rois), visant à dénoncer ce qu'ils considèrent comme une tyrannie croissante.
C'est la troisième fois en moins d'un an que le peuple américain se rassemble sous ce slogan. Les premières manifestations, qui avaient eu lieu en juin 2025, avaient coïncidé avec l'anniversaire du président, attirant des millions d'Américains dans ce qui s'est révélé être un vaste mouvement de contestation. Selon France Info, l'ampleur de ces rassemblements en fait l'un des phénomènes les plus significatifs de l'ère Trump.
À Atlanta et Washington D.C., les participants ont commencé à défiler dès les premières heures du matin. Même avec des températures extrêmement basses, les manifestants en banlieue de Détroit ont fait preuve d'une détermination palpable, illustrant leur engagement face à une situation qu'ils jugent intolérable.
Plus de 3 000 rassemblements
Alors que la popularité de Donald Trump est sous pression et que les élections de mi-mandat approchent, les organisateurs estiment que cette journée pourrait rassembler plusieurs millions de voix à travers le pays. Des manifestations ont également eu lieu à l'international, avec des participants à Rome, Amsterdam et Madrid se joignant à l'effort.
En tout, plus de 3 000 rassemblements étaient prévus, un chiffre en constante augmentation, non seulement dans les grandes villes comme New York et Chicago, mais également dans des lieux inattendus tels que Kotzebue, en Alaska, ou à Porto Rico.
Minneapolis, lieu de la contestation anti-immigration, se distingue comme un point névralgique de ces manifestations. Bruce Springsteen, icône du rock américain, y a annoncé sa participation, apportant avec lui sa chanson « Streets of Minneapolis », dédiée aux victimes de la brutalité policière. Le sénateur Bernie Sanders, figure de proue de la gauche américaine, est également attendu lors de ces événements.
Alors que la colère et l'indignation sont palpables dans l'air, la journée « No Kings » s'annonce comme une tournure décisive dans la lutte contre la tyrannie, offrant un aperçu de la résilience du peuple américain face à la crise actuelle.







