Rima Hassan, membre du groupe LFI au Parlement européen, a été placée en garde à vue jeudi 2 avril, suite à un tweet jugé problématique, avant de sortir libre. Au cours de cette garde à vue, les enquêteurs ont détecté la présence de substances rappelant à la fois du CBD et de la drogue de synthèse, selon les déclarations du parquet de Paris.
Une source proche de l'enquête a révélé à BFMTV qu'une "petite quantité de drogue de synthèse", précisément de la cathinone, avait également été trouvée en sa possession. Cela a conduit à l'ouverture d'une seconde enquête pour "usage, transport et détention de stupéfiants".
Des traces de THC expliquées par la consommation de CBD
Vendredi, lors d'une nouvelle garde à vue, Rima Hassan a partagé sa version des faits sur X. Elle a soutenu qu'elle avait bien du CBD sur elle, utilisé à des fins médicales, et que l'un de ses produits avait été testé conforme à la législation en vigueur, tandis que l'autre contenait des traces de drogues de synthèse, potentiellement ajoutées illicitement.
Elle affirme avoir indiqué aux enquêteurs le lieu d'achat légal de son CBD, précisant que des vérifications sont en cours pour corroborer ses déclarations. Un test urinaire a confirmé la présence de faibles traces de THC, attribuées à la consommation du CBD, ce qui a été validé par un médecin.
Accusations jugées infondées par l’eurodéputée
Rima Hassan a également dénoncé les informations circulant à son sujet concernant la détention de drogues, affirmant qu'elles sont "fausses" et destinées à nuire à sa réputation. Elle a exprimé son intention d'envisager des poursuites judiciaires contre ceux qui relayent des informations inexactes.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a commenté sur BFMTV-RMC sa préoccupation quant aux fuites d'informations dans les médias, soulignant que cela fait partie de l'enquête en cours.
Rima Hassan doit tenir une conférence de presse ce vendredi à 17 heures en compagnie de son avocat pour éclaircir sa position. Ce revers arrive à un moment où elle était déjà sous enquête pour apologie du terrorisme, à la suite de la publication d'un tweet en rapport avec un individu condamné pour terrorisme suite à un attentat en 1972.







