Un nouveau défi pour la commune entre promesses et vigilance budgétaire.
Le premier conseil municipal de Laurent Lages, après une installation déjà marquée par des tensions, a eu lieu dans un cadre atypique, la cantine de l'école Las Moulias. Le maire a choisi ce lieu décentralisé pour favoriser la participation des habitants, une trentaine de personnes étant présentes pour témoigner de cette volonté d'ouverture.
Suite à une gestion antérieure contestée, la réunion a en effet pour objectif l'installation des commissions, la fixation des indemnités des élus et l'approbation du compte financier unique (CFU) de l'ancienne équipe. Le rapport d’orientations budgétaires a également été un sujet central, avec un audit financier imminent qui viendra éclaircir les zones d’ombre du passé.
Le maire a souligné la nécessité d'économies inévitables, annonçant l'absence de nouvelles recrues et la non-remplacement des départs en retraite : "Les charges de personnel doivent être diminuées", a-t-il observé. Avec 133 agents à la fin de l’année, le budget doit également intégrer une baisse de la subvention destinée à la caisse des écoles, puisque le personnel reviendra au budget communal.
Un budget de transition, vertueux
Pourtant, certains postes, tels que le CCAS, verront leur enveloppe revalorisée. "Nous négocions actuellement une augmentation significative de la subvention", a précisé le maire. Laurent Lages a également mis en lumière l'héritage d'une situation financière délicate qui pourrait être perçue comme favorable, mais qui, en réalité, nécessite des efforts colossaux pour équilibrer les comptes. "Nous devons trouver des pistes pour améliorer notre trésorerie," a-t-il ajouté, tout en affirmant que la sincérité des comptes restait à remettre en question. Ce budget pour 2026 sera ainsi un budget de transition, dit-il, alliant vertu et arbitrages.
Rester disponible et constructif
De l'autre côté, Bernard Plano, ex-maire, a exprimé ses préoccupations concernant la gestion actuelle tout en affirmant sa volonté de contribuer de manière constructive. "Je regrette que notre expertise ne soit pas pleinement exploitée dans certains domaines,” a-t-il déclaré après la séance, promettant de rester engagé dans le débat public.
Les enjeux restent conséquents pour la nouvelle majorité, entre une opposition désireuse de ne pas laisser de place à la complaisance et une gestion budgétaire à redresser. Le mandat ne fait que commencer, et les échanges promettent d'être vifs.







