Aucune réforme majeure à la rentrée : les annonces du ministre de l'Éducation

Édouard Geffray s'engage à une rentrée sereine et sans nouveautés inattendues.
Aucune réforme majeure à la rentrée : les annonces du ministre de l'Éducation
Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray le 19 janvier 2026 à Paris - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP
Édouard Geffray promet qu'il n'y aura pas de "réforme Geffray", ne souhaitant pas "étouffer les personnels sous un flot d'annonces et de mesures". Il assure aux organisations syndicales qu'aucune surprise ne les attend.

Dans une récente interview accordée à l'AEF, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé qu'il n'y aura pas de grandes réformes pour la rentrée scolaire prochaine. Son objectif est de fournir un cadre serein pour le personnel éducatif sans le submerger d'annonces.

"Ma priorité est d’apporter de la sérénité au sein de l’école. Je ne souhaite pas étouffer les enseignants par un excédent d’annonces", a-t-il déclaré. Cette affirmation intervient six mois après sa prise de fonction.

Geffray a précisé que les syndicats ne seraient pas pris au dépourvu par des changements soudains et a promis la publication d'une circulaire de rentrée concise pour le mois de mai. Cela soulage les enseignants inquiets pour l’avenir de leurs établissements, notamment en ces temps d’incertitude démographique.

Une inquiétude persistante : démographie et fermetures de classes

Depuis son arrivée au ministère, Geffray a accentué ses préoccupations concernant la démographie scolaire, prévoyant une diminution inquiétante du nombre d'élèves dans les écoles françaises, avec des pertes estimées à près de 1,7 million d'ici 2035, selon les analyses du ministère. Cela engendrera inévitablement des fermetures de classes dans certains établissements.

Geffray a renouvelé sa conviction : "Il faut repenser notre approche. Il est impératif que nous déterminions nos ressources en fonction des besoins réels du terrain, plutôt que de suivre uniquement les contraintes budgétaires dictées par la loi de finances".

Pour cela, il appelle à un dialogue constructif avec le Parlement, suggérant d'établir un seuil maximal de suppressions de postes, équivalent à 50% de ce que la baisse démographique imposerait sur les cinq prochaines années.

En outre, le ministre a mis en place un plan "collèges en progrès", qui débute à la prochaine rentrée pour 750 établissements en difficulté, afin d'améliorer l'accompagnement pédagogique et social des élèves qui rencontrent des problèmes. Des initiatives comme celle-ci témoignent de sa volonté d'améliorer le système éducatif sans froisser les personnels enseignant.

Ces plans viseront à produire des effets tangibles d’ici 2029, tandis qu'une compétition générale spécifique aux collèges devrait voir le jour en 2027, inspirée par le prestigieux concours général des lycées.

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