Ce lundi 13 avril 2026 a été marqué par des rebondissements au Conseil départemental de Tarn-et-Garonne. Jean-Claude Bertelli a été élu président, profitant de son âge avancé, mais l’opposition a remporté les scrutins pour les vice-présidences.
Georges Lautner aurait sans doute été ravi d’un tel développement. Pourtant, la journée a commencé de façon inattendue, avec la démission de Michel Weill, président PRG, suite à son élection à la mairie de Montbeton. Cela a conduit les 30 conseillers départementaux à se rassembler pour élire un nouveau président.
Après trois tours de vote, l’égalité entre la vice-présidente socialiste sortante Valérie Rabault et Jean-Claude Bertelli, ancien maire de Réalville, a causé la surprise. Rassemblement des voix de la droite, y compris celles des Républicains et du Rassemblement national, ainsi qu’une voix de la gauche, ont permis à Bertelli d’obtenir la présidence. Mais la règle stipulant qu’en cas d'égalité, le plus âgé l’emporte, a clairement favorisé Bertelli. À 76 ans, il a été élu, tandis que Rabault ne compte que 52 ans.
Des vice-présidents de gauche
La situation s’est compliquée lors de l’élection des vice-présidents. La liste de droite a récolté 14 voix, mais la liste d’union PS-PRG en a obtenu 15, plaçant Bertelli dans une situation de cohabitation inattendue avec la gauche. Jamais une telle configuration n’avait été vue à Tarn-et-Garonne.
Ce nouveau schéma politique soulève de nombreuses interrogations quant à la manière dont le département sera géré, sans majorité claire pour soutenir le président. Les risques d’impasses politiques sont réels, comme l’expliquait un analyste politique de France Bleu, soulignant que cette cohabitation pourrait créer des tensions au sein du Conseil départemental.
Les citoyens attendent de voir comment ce nouveau mélange politique allait influer sur les décisions à venir et sur l'avenir du Tarn-et-Garonne.







