Un plan de 20 millions d'euros pour lutter contre les violences périscolaires à Paris

Découvrez les nouvelles actions mises en place pour protéger les enfants à Paris.
Un plan de 20 millions d'euros pour lutter contre les violences périscolaires à Paris
78 animateurs dans les écoles de Paris suspendus
Le Conseil de Paris a officiellement adopté le plan d'action à 20 millions d'euros proposé par le maire PS Emmanuel Grégoire. Cette initiative a pour but de protéger les enfants dans le périscolaire, un secteur récemment entaché par des affaires de violences sexuelles sur mineurs. Lors de la session extraordinaire, le nouveau maire a affirmé : « Nous avons pris ce sujet à bras-le-corps, c'est notre priorité absolue. »

78 agents suspendus depuis le début de l'année

Depuis janvier 2026, 78 agents ont été suspendus, dont 31 suite à des allégations de violences sexuelles dans les écoles. Ce chiffre, perçu comme un signe d'un problème « systémique », a été reconnu par Emmanuel Grégoire. Le plan prévoit de faciliter le processus de signalement et d'instaurer une cellule d'écoute accessible à toutes les familles. De plus, les résultats des enquêtes administratives seront systématiquement communiqués.
La Ville s'engage également à investir massivement dans la formation, avec l'intention de créer une « école du périscolaire » pour améliorer les compétences des animateurs, souvent en situation précaire. À cela s'ajoute le réaménagement d'espaces sensibles, comme les toilettes, afin de minimiser les risques d'abus. « Chaque acte de violence envers un enfant entraînera immédiatement la suspension de l'agent concerné », a-t-il précisé.

Une adoption à l'issue de débats houleux

Avant la séance, une centaine d'agents du périscolaire se sont rassemblés devant l'Hôtel de Ville pour demander des « recrutements massifs » et dénoncer les « suspensions arbitraires ». Le plan a été validé après des discussions intenses, certains membres de l'opposition reprochant à l'ancien adjoint d'Anne Hidalgo un « déni » sur les dysfonctionnements précédents. Nelly Garnier (LR) a insisté : « Nous ne pouvons pas faire table rase du passé. Tant que les responsabilités ne sont pas établies, nous avancerons à l'aveugle. »
Le premier groupe d'opposition a suggéré de créer une mission d'information et d'évaluation, ainsi que d'installer des caméras de vidéosurveillance dans les écoles. En complément des mesures immédiates, Emmanuel Grégoire proposera une « convention citoyenne sur les temps de l'enfant », dont les résultats seront dévoilés le 22 juin.

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