20 Minutes avec AFP
Alors que la grogne monte au sein des écologistes, suite à de mauvais résultats aux municipales, Marine Tondelier a rencontré la presse mardi pour réaffirmer ses ambitions en vue de la présidentielle de 2027. La secrétaire nationale, soutenant fermement l'idée d'une primaire à gauche, a présenté ses propositions pour redynamiser la campagne.
Une primaire contestée au sein de la gauche
Ses opposants lui reprochent de se focaliser exclusivement sur cette primaire, qui ne fait pas l'unanimité. Des figures comme Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu'une partie du Parti Socialiste, sont ouvertsement critiques. Même Yannick Jadot, ancien candidat écologiste à la présidentielle, a exprimé son scepticisme à l'égard de cette démarche.
Malgré les tensions, Tondelier continue de défendre la primaire tout en insistant sur l'importance des enjeux. Elle a récemment proposé un plan aux autres forces de gauche, excluant LFI, pour établir un « socle » programmatique commun à travers 21 priorités. Elle a précisé qu'il n'était plus question de dialoguer avec les Insoumis : « LFI s'est éloigné de nos valeurs, et nous ne pouvons pas les suivre », a-t-elle affirmé, en référence aux sorties controversées de Mélenchon.
Tondelier prône « la prospérité écologique »
La cheffe des écologistes met en avant des propositions telles que l’augmentation du Smic, une revalorisation de 15 % des salaires des enseignants sur le quinquennat, et la régularisation des travailleurs sans-papiers. « Notre campagne sera axée sur des idées positives pour inspirer les gens », a-t-elle déclaré. Elle souhaite également aborder les questions de solitude, d'enfance et de Sécurité sociale écologiste pour ne pas laisser les « territoires oubliés de l'écologie » de côté.
Cependant, lors d'un conseil fédéral extraordinaire, Tondelier a dû faire face à des critiques internes, où beaucoup ont désigné les municipales comme un échec cuisant pour le parti, qui a enregistré une perte significative de communes par rapport à 2020. Karima Delli, ex-eurodéputée, a pointé que l'énergie aurait dû être consacrée à défendre le bilan des maires écologistes plutôt qu'à se lancer dans des primaires et des présidentielles.
Sandrine Rousseau, une autre dissidente, a plaidé que la stratégie adoptée, privilégiante une alliance avec le PS au détriment de LFI, rappelle la pétrification de la grenouille dans l'eau chaude, soulignant un manque d'initiative pour éviter une détérioration majeure.







