Le 21 avril, Sébastien Lecornu a présenté une série de mesures destinées à atténuer l'impact de la hausse des prix des carburants sur les ménages et les secteurs économiques. Cette annonce, bien que saluée par certains, suscite également des attentes non comblées chez d'autres.
Cécile Barbara, infirmière libérale, a suivi avec attention les annonces du ministre. "Nous ne devons laisser personne de côté," a-t-elle déclaré. Pour elle, cette initiative correspond à un premier pas vers une prise en compte des difficultés rencontrées par les travailleurs. "C'est encourageant, mais il faut aller plus loin."
La mesure phare concerne une aide de 20 centimes par litre pour 2,9 millions de Français considérés comme de gros utilisateurs de véhicules, dont beaucoup effectuent des trajets quotidiens dépassant les 15 kilomètres. Pour des professionnels comme Cécile, cette aide pourrait réduire un peu les frais de carburant. "Je fais trois pleins par mois, ça ferait une différence," ajoute-t-elle.
Le secteur du BTP se montre insatisfait
Les nouvelles aides s'étendent également aux entreprises du BTP, avec un soutien de 20 centimes par litre de GNR (gazole non routier). Pourtant, une patronne d'une petite entreprise, déçue par cette annonce, a exprimé son scepticisme, notant que ces mesures signifient "presque rien" pour des entreprises qui dépendent fortement des carburants diversifiés.
Les pêcheurs bénéficieront d'une ristourne de 30 centimes par litre, tandis que les agriculteurs verront leur aide passer de 4 à 15 centimes. Olivier Coupery, céréaliste, s'est dit partagé : "C'est un mieux, mais difficile d'en voir l'impact face à l'augmentation des coûts, qui a explosé de 60 centimes en quelques semaines." Bien qu'il note que l'aide d'État représente un petit répit, il constate que cela reste insuffisant à long terme.
Le même jour, à une station-service près de Rennes, certains conducteurs calculaient leur éligibilité à ces nouvelles aides. "C'est appréciable, mais cela reste une maigre consolation," a déclaré une conductrice. Les mesures, bien que temporaires, seront mises en œuvre pour trois mois et seront en partie financées par les recettes supplémentaires de l'État issues des taxes sur les carburants.







