Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, souligne que ses idées économiques se résument à trois piliers fondamentaux : la liberté d'entreprendre, la souveraineté stratégique de la France, et surtout, la défense du travail rémunérateur.
Engagé dans une démarche séduisante vis-à-vis des entrepreneurs, Jordan Bardella a récemment participé à un déjeuner avec le Medef, marquant un tournant symbolique vers un rapprochement avec les milieux d'affaires. Dans cette interview, il aborde son programme pour la France, à quelques mois des élections présidentielles, en se concentrant sur le travail, l'entreprise, et la crise du logement.
Regrettant que certains affirment que le RN ne possède pas de programme économique, Bardella rétorque : «Il est profondément injuste d'ignorer nos propositions». Sa vision se captive autour de la nécessité d'un rapprochement entre les salaires bruts et nets, qu'il place au cœur de son projet présidentiel : «L'effort repose aujourd'hui sur une minorité trop restreinte», déclare-t-il, tout en critiquant la gauche pour sa valorisation de l'oisiveté associée à l’entreprise.
Parallèlement, Bardella met en avant la nécessité d'une «simplification» dans les démarches entrepreneuriales. Il rappelle avoir récemment adressé une lettre aux responsables d’organisations professionnelles pour recenser les “normes obsolètes” qui freinent la compétitivité économique du pays. «Nous prévoyons d'établir un vaste plan de simplification dès notre arrivée au pouvoir», promet-il.
Insistant sur l'importance de la souveraineté nationale, Bardella évoque également les réglementations européennes, déclarant : «Nous remettrons l'Europe de Bruxelles à sa place», en promettant un allègement des surtranspositions de directives et un retour à un prix national de l'électricité avantageux, conditionné à un retrait du marché européen de l'électricité.
Concernant les retraites, néanmoins, il demeure flou : «Le système actuel est insoutenable». Il propose de permettre aux travailleurs des métiers pénibles de partir plus tôt, tout en soulignant la nécessité d'une responsabilisation des travailleurs ayant débuté tardivement.
Le modèle social prôné par le RN, qui défend la «priorité nationale», demeure en ligne avec ses valeurs historiques. Bardella insiste sur le fait que les aides sociales non contributives seront réservées aux familles françaises, affirmant que cela est essentiel pour l'équité sociale. Parmi ses priorités, il inclut en outre l'accès à la propriété pour les Français, une lutte qu'il considère comme une grande cause sociale.







