Dimanche, de violents affrontements ont éclaté au Mali entre l'armée et les rebelles, soutenus par des mercenaires russes, dans plusieurs régions, dont Kidal et Kati. L'assassinat du ministre de la Défense, un acteur clé de la junte en place, a été confirmé après une attaque orchestrée par Al-Qaïda au Sahel.
Les rebelles touaregs ont annoncé qu'un « accord » avait été atteint permettant aux soldats russes de l'Africa Corps de se retirer de Kidal, certifiant ainsi leur contrôle total sur cette localité. Le FLA, un groupe séparatiste revendiquant le territoire de l'Azawad, a également déclaré avoir pris Kidal après de violents combats, tout en s'associant avec les djihadistes du JNIM.
Ces récents événements marquent une montée des violences après la prise de pouvoir par la junte en 2020. Les attaques du JNIM et des rebelles du FLA soulignent une période d'instabilité sans précédent au Mali.
L’Union européenne a fermement condamné ces actes terroristes, réaffirmant son soutien au peuple malien. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a également exprimé sa préoccupation face à la montée de l’extrémisme violent et a appelé à une réponse internationale coordonnée pour lutter contre cette menace au Sahel.
Un accord ce dimanche
Les hostilités ont repris dès dimanche matin à Kidal, où les rebelles ont exprimé leur souhait de déloger les derniers combattants russes. Les combats se sont intensifiés avec des échanges de tirs dans divers secteurs, indiquant une situation toujours volatile.
Les rebelles ont également indiqué avoir conclu un « accord » permettant la sortie de l'armée et de ses alliés d'Africa Corps de leurs positions retranchées. Les habitants font état d'une forte présence militaire et de mouvements de troupes, signalant des tensions palpables.
Une victoire djihadiste
Kidal, antichambre de la rébellion, avait été récupéré en novembre 2023 par l'armée malienne et ses alliés, mais la recentralisation de l'autorité par les rebelles indique un revers significatif pour les forces gouvernementales. La presse locale, relayée par plusieurs sources, fait état de cette évolution alarmante.
Ce samedi, le JNIM a revendiqué les attaques, qualifiant leur succès de résultat d'une coordination effective avec ses alliés. Ils ont affirmé leur intention de continuer à cibler des infrastructures militaires, démoralisant ainsi les efforts du gouvernement malien.







