Le Mali est de nouveau dans la tourmente. Samedi, des groupes djihadistes ont lancé des attaques coordonnées contre plusieurs positions stratégiques de la junte au pouvoir. Ce dimanche matin, la situation s'est intensifiée, notamment dans le Nord du pays, où les combats opposent l'armée malienne, soutenue par des mercenaires russes, à des groupes terroristes.
Les violences ont repris à Kidal, un bastion des mouvements indépendantistes touaregs. Ces affrontements font suite à une journée de tensions dans diverses villes, y compris aux abords de la capitale, Bamako. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a pris la responsabilité des actions menées, s'associant aux rebelles du Front de libération de l'Azawad (FLA) pour cibler les forces militaires.
Où se sont déroulés les affrontements ?
Les combats ont débuté tôt samedi matin, se propageant rapidement dans plusieurs régions, notamment à Kidal. Cité emblématique du Nord mali, elle avait été récupérée par l'armée malienne l'an passé, mettant un terme à des années de contrôle par des groupes armés indépendantistes. Cependant, les rebelles ont confirmé avoir repris le contrôle de la ville, affirmant que leur objectif est de déloger les forces russes encore présentes sur place.
Le FLA a également annoncé avoir pris possession de plusieurs positions stratégiques dans le secteur de Gao, renforçant ainsi sa présence dans le Nord. Pendant ce temps, le JNIM a affirmé avoir ciblé des lieux sensibles tels que le siège du président malien et des installations militaires à Bamako et à Kati, un fief de la junte.
Quels dégâts ?
Les affrontements ont fait 16 blessés, dont des civils et des militaires, mais les autorités ont minimisé les dégâts matériels. Des hélicoptères militaires ont été déployés pour surveiller la situation à Bamako, tandis que diverses routes stratégiques étaient bouclées par les forces de sécurité.
Des interrogations subsistent quant à l'état de santé de nombreux responsables militaires, dont le ministre de la Défense, dont la résidence a subi des dommages importants à la suite d'une explosion. Bien que l'entourage du ministre ait démenti les rumeurs sur d'éventuelles blessures, la situation demeure préoccupante.
Qui sont ces groupes terroristes ?
Le Mali, en proie à une crise sécuritaire depuis 2012, est confronté à des entités djihadistes comme le JNIM et d'autres groupes affiliés à l'État islamique. Le FLA, quant à lui, représente une lutte pour l'autonomie des Touaregs dans le nord du pays. Ces groupes ont intensifié leurs actions contre le gouvernement malien, souvent avec des conséquences tragiques, comme souligné par des rapports d'organisations internationales.
Quel lien avec la Russie ?
Dans un communiqué récent, le JNIM a étonnamment adressé un message à la Russie, proposant un cessez-le-feu en échange de la neutralité de Moscou sur les actions militaires au Mali. Ce geste témoigne de la complexité des alliances dans la région. Toutefois, les déclarations du ministère russe des Affaires étrangères soulignent la gravité de la menace que représentent ces attaques pour la stabilité du pays, avec des répercussions potentielles sur l'ensemble de la région.
Les actions des djihadistes ont été dénoncées par des instances internationales, rendant la situation encore plus incertaine et dangereuse, tant pour les populations civiles que pour la paix en Afrique de l'Ouest.







