Le 25 avril, une tragédie a frappé le Mali avec l'assassinat de Sadio Camara, le ministre de la Défense âgé de 47 ans, lors d'une attaque orchestrée par le JNIM, un groupe affilié à Al-Qaïda, contre sa résidence à Kati, à proximité de Bamako. Cette information, confirmée par des membres de sa famille et des sources officielles, a suscité une onde de choc dans le pays.
Un proche de la famille a déclaré à l'AFP : "Le ministre Camara a été tué lors de l'attaque, tout comme sa seconde épouse. Nous avons perdu un être cher. Il est tombé sur le champ d'honneur." Selon d'autres sources militaires, cette perte est ressentie comme un coup dur pour la junte au pouvoir depuis 2020.
Les combats, qui ont débuté tôt le matin, se sont intensifiés dans l'après-midi sur les abords de Bamako et dans plusieurs autres villes, notamment à Kidal, un bastion pour les groupes armés indépendantistes. Cette escalade de violence a causé 16 blessés, tant civils que militaires, ainsi que des dommages matériels relativement limités, selon un communiqué du gouvernement, qui a affirmé que la situation était "sous contrôle".
Une attaque sans précédent depuis la prise de pouvoir de la junte en 2020
L'Union Européenne a rapidement réagi à ces événements, condamnant fermement les attaques et exprimant sa solidarité avec le peuple malien. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a précisé : "Nous réaffirmons notre détermination dans la lutte contre le terrorisme et notre engagement envers la paix et la stabilité au Mali et dans l'ensemble du Sahel." Cette affirmation vient à un moment où la violence liée aux groupes jihadistes et aux rebelles touaregs semble atteindre un niveau sans précédent depuis l'arrivée de la junte au pouvoir.
Les réactions continuent d'affluer, soulignant l'impact de cette tragédie sur la sécurité et la stabilité de la région. Selon des experts militaires, cet incident pourrait exacerber les tensions déjà présentes et imposer une pression accrue sur les forces de sécurité maliennes. Des experts craignent également que ce ne soit qu'un aperçu des défis à venir dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel.







