Le 29 avril, un décret publié au Journal officiel a confirmé la nomination de Pierre-André Imbert comme nouveau secrétaire général de l'Élysée, prenant ses fonctions dès lundi. Il succède à Emmanuel Moulin, qui est en lice pour devenir le gouverneur de la Banque de France après le départ imminent de François Villeroy de Galhau, prévu en juin.
Pierre-André Imbert, inspecteur général des finances par le passé, a déjà occupé le poste de secrétaire général adjoint de la présidence entre 2020 et 2023. Son expérience à la tête de la représentation française en Australie témoignent de ses compétences diplomatiques. « C'est un choix stratégique, » déclare Sophie Leclaire, observatrice des institutions publiques. « Imbert a une connaissance approfondie des rouages de l'État, ce qui peut grandement servir le président. »
Emmanuel Moulin, proche conseiller d'Emmanuel Macron, est pressenti pour diriger la Banque de France. Selon des sources gouvernementales, il a récemment été auditionné par le ministre de l'Économie, Roland Lescure, avec deux autres candidats. Sa volonté de rejoindre la Banque de France a été confirmée lors d'une réunion de cabinet où il a déclaré : « Je vais tenter ma chance, » et a indiqué que son départ serait « assez imminent. »
La nomination du nouveau gouverneur de la Banque de France est attendue avec impatience, le mandat s'étendant jusqu'en juin 2032, ce qui coïncide avec un changement potentiel à la présidence de la République. Les enjeux sont élevés pour la France, qui a récemment renforcé son rôle au sein de la Banque centrale européenne (BCE). Suivant les réformes nécessaires, la nomination d'Imbert pourrait apporter une continuité dans les stratégies économiques du président Macron.







