Après une année de rénovations, le musée de la Reddition, emblématique de Charleville-Mézières, s'apprête à rouvrir ses portes le 7 mai 2026. Ce nouveau départ, 81 ans après la capitulation de l'Allemagne nazie, est le fruit d’un investissement de deux millions d'euros, destiné à offrir une expérience immersive aux visiteurs de ce lieu chargé d'histoire.
À tout juste 25 ans, Bérénice Tritsch se distingue par son parcours atypique : elle a récemment repris une horlogerie dans le cœur de Charleville-Mézières. Passionnée d'horlogerie ancienne, son intérêt pour ces mécanismes délicats a germé au cours d'une année de redoublement en licence d'histoire de l'art. Elle partage : "J'ai toujours été fascinée par l'histoire et l'architecture; et dans ce contexte, les horloges occupent une place unique." Cette passion l'a conduite à explorer le monde des objets anciens, où chaque pièce raconte une histoire.
"Si un jour le monde s'arrête, les horloges peuvent continuer de tourner par elles-mêmes"
Depuis son installation, Bérénice travaille entourée de machines à mesurer le temps. Elle précise : "Ma spécialité, c'est l'horlogerie ancienne, comme les pendules ou les horloges murales." Ses journées sont ponctuées par les carillons de ces vieux mécanismes, devenus familiers à ses oreilles. Pour elle, ces sonneries ne sont pas des distractions, mais plutôt une mélodie rassurante de son environnement professionnel.
Alors que les smartphones règnent dans notre quotidien, Bérénice rappelle que l'horloge conserve une place de choix. "On dit souvent que c'est le cœur d'une maison. C'est une technologie autonome, capable de fonctionner même sans électricité. Si un jour le monde devait s'arrêter, les horloges continueraient de tourner," conclut-elle avec conviction. Ce lien entre passé et présent fait d'elle un symbole des métiers d'art, qui mêlent savoir-faire traditionnel et passion.







