En visite à l'hôpital de Lavelanet dans l'Ariège, le président Emmanuel Macron a évoqué « les mabouls » qui veulent « se fâcher avec l'Algérie ». Ce commentaire, souvent perçu comme désinvolte, apparait dans le débat sur les obstacles administratifs rencontrés par les médecins ayant des diplômes étrangers, en particulier ceux venant d'Algérie.
Le choix des mots du président n'est pas anodin. « Maboul », qui trouve son origine dans l'arabe mahbûl signifiant « fou », révèle une attitude péjorative à l'égard de ceux qui ne cautionnent pas la continuité d'un discours jugé moqueur envers leur pays. En février 2017, Emmanuel Macron avait déjà choqué les esprits en qualifiant la colonisation de « crime contre l'humanité », amorçant ainsi une dynamique diplomatique teintée de soumission.
Laissons donc parler ces « mabouls »
Les événements tels que les émeutes du printemps 2020 et les attentats islamistes ont également été interprétés selon le prisme d'une guerre dont les mémoires sont souvent manipulées. Ce constat, après sept années de politique mémorielle à sens unique, commence à susciter un ras-le-bol chez ceux qui se sentent rabaissés.
François-Xavier Bellamy a illustré cela de façon claire : « Le régime algérien insulte la France en permanence, refuse de reprendre ses ressortissants illégaux, agresse ses opposants réfugiés sur notre sol, détient toujours en otage un journaliste français. » Il remet en question la stratégie d’apaisement du président Macron, qui semble plus enclin à rabaisser son propre peuple qu’à adopter une posture de défense des intérêts français.
Les relations bilatérales, bien qu’évidemment complexes, ne devraient pas éclipser la dignité nationale. En fin de compte, le véritable enjeu est de savoir comment se positionner lorsque l’on est méprisé par un partenaire. La France a le droit de réclamer du respect.
Il est temps d’affirmer que ceux qui se disent « mabouls » croient que la France n'a pas à s'excuser d'exister. Notre mémoire, tout comme notre dignité, doit être protégée. Car, au fond, nous sommes fiers d'être, peut-être, ces mabouls. Et nous sommes convaincus d'être droits dans nos têtes.







