Patrick Weiten, président du conseil départemental de la Moselle, a rencontré le préfet, Pascal Bolot, pour aborder la question cruciale de la place de la Moselle au sein du Grand Est, notamment après la proposition de statut spécial pour l’Alsace. Ce débat s'est intensifié alors que l'Assemblée nationale a récemment adopté un texte en première lecture visant à créer une nouvelle région pour l’Alsace, un projet qui doit bientôt être examiné par le Sénat.
Ce mardi, lors d’une réunion avec les élus, Weiten a souligné la nécessité de ne pas ignorer la Moselle dans cette reconfiguration régionale : "Nous devons réfléchir à notre place dans le Grand Est et la Lorraine. Il est crucial que la Moselle ne se retrouve pas isolée des décisions qui pourraient favoriser l’Alsace et influencer nos compétences régionales," a-t-il déclaré.
Ne pas louper le train en marche
Bien que Patrick Weiten n'ait pas précisé les contours d'un éventuel statut particulier pour la Moselle, il a insisté sur l'importance de cette réflexion. "Il ne faut pas que nous manquions cette occasion. D’autres régions, comme Champagne-Ardenne, doivent aussi considérer leur place dans cette nouvelle dynamique," a-t-il ajouté. Cela témoigne d’un dialogue déjà engagé avec d’autres élus lorrains, tel que Frédéric Bierry, représentant la Communauté Européenne d’Alsace.
Weiten a également clarifié son approche envers la démarche alsacienne, en affirmant qu'il a toujours respecté les choix de cette région, tout en insistant sur la nécessité d'une concertation. "Je veux être clair : ma question ne remet pas en cause les aspirations alsaciennes, mais j'invite à un dialogue constructif. La Moselle a une histoire unique et ses particularités méritent d'être prises en compte, surtout maintenant qu’une évolution est enclenchée," a-t-il indiqué.
En main de cette dynamique, il précise que le territoire mosellan présente de nombreux atouts communs à l’Alsace, comme une gestion partagée des politiques touristiques et d’aménagement. "Nous avons une identité forte, forgée par notre héritage et nos collaborations," conclut-il, insistant sur sa volonté de voir la Moselle jouer un rôle actif dans cette transformation régionale.







