L'ancienne ministre de la droite, âgée de 77 ans, a été mise en lumière pour avoir minimisé sa fortune de près de 11,7 millions d'euros. Le parquet a indiqué que son patrimoine net reconstitué dépassait les 20 millions d'euros.
Suite à des irrégularités constatées dans sa déclaration de patrimoine, Caroline Cayeux, qui a brièvement occupé le poste de ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales en 2022, a été condamnée le 1er avril à dix mois de prison avec sursis. Cette information a été confirmée par l'AFP le 11 mai, s'appuyant sur des sources judiciaires, notamment le Monde.
Cette affaire ne s'arrête pas là. En plus de sa peine de prison avec sursis, Cayeux a été condamnée à une amende de 100 000 euros et à deux ans d'inéligibilité. Ce retournement de situation fait suite à un examen approfondi mené par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui avait pointé du doigt les incohérences dans ses déclarations, entraînant sa démission du gouvernement en novembre 2022.
En examinant son patrimoine, il a été révélé qu'une maison de 400 m² à Dinard, en Ille-et-Vilaine, était sous-évaluée de 1,6 million d'euros, tandis qu'un appartement de 213 m² situé place de l'Alma à Paris était sous-estimé d'environ 2,5 millions d'euros. L'imposition sur la fortune a également été un axe central de son accusation.
Plusieurs experts soulignent que cette affaire pourrait ébranler la confiance du public en la classe politique. La relation entre la transparence financière et l'intégrité des élus est plus cruciale que jamais dans le contexte actuel. « Des actes comme ceux de Cayeux illustrent des lacunes dans la régulation des déclarations de patrimoine », déclare un analyste politique, ajoutant que des réformes pourraient être nécessaires pour garantir une plus grande responsabilité des élus.







