Mercredi 20 mai, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a indiqué que Moscou s'apprête à réagir à l'utilisation supposée par l'Ukraine des territoires des pays baltes pour ses opérations de drones. Ces accusations ont provoqué une réponse immédiate de l'Union européenne.
« Les menaces de la Russie envers nos États baltes sont inacceptables. Une menace contre l'un d'entre nous est une menace contre l'ensemble de notre Union. Nous réagirons de manière unie et résolue », a affirmé Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, dans un message sur X, repris par The Guardian.
Cette déclaration intervient après que Peskov, interrogé par Izvestia, ait confirmé que les autorités russes surveillent de près la situation. Il a commenté : « Ce problème existe, et nos forces armées développent une réponse appropriée. »
Il est essentiel de noter que les drones ukrainiens frappent régulièrement le territoire russe, ce qui a influencé le Kremlin à organiser un défilé du 9 mai plus modeste. Cette agitation autour des drones ukrainiens ne fait que renforcer la vulnérabilité de Moscou, comme l'indique un rapport de Courrier International.
Ces déclarations ne sont pas isolées mais s'inscrivent dans un contexte plus large, comme le signalent plusieurs médias. Récemment, le Service des renseignements extérieurs russes a menacé la Lettonie, déclarant que son adhésion à l'Otan ne la protégerait pas des représailles.
Lors d'une escalation des tensions, The Moscow Times a rapporté que le ministère lituanien de la Défense a lancé une alerte aux drones, provoquant un chaos dans les transports et incitant les habitants de Vilnius à chercher refuge dans des abris souterrains.
En Estonie, un incident signalé par le ministère de la Défense a impliqué un avion de l'Otan abattant un drone ukrainien dans son espace aérien. Le général Alexus Grynkewich, commandant suprême de l'Otan en Europe, a affirmé : « Si nous permettions aux drones de passer par les pays baltes pour atteindre la Russie, nous ne les abattrions pas », tentant ainsi de rassurer Moscou. Cependant, cette tentative de désamorçage n'a pas eu l'effet escompté.







