Des informations révélées le 21 mai par Reuters indiquent que le guide suprême de la République islamique, Mojtaba Khamenei, aurait ordonné de ne pas envoyer l’uranium enrichi iranien à l’étranger. Cette position ferme pourrait perturber les négociations en cours avec les États-Unis.
Après cette annonce, de nombreux médias, y compris The Times of Israel, ont rapporté que la décision de Khamenei durcit la position de Téhéran face aux exigences américaines. Washington cherche à s'assurer que l'uranium enrichi ne puisse pas être utilisé pour développer des armes nucléaires, et le refus de transfert envoie un signal de résistance.
Une note cruciale : Khamenei, affaibli après un attentat, n'apparaît plus en public et communique à travers des intermédiaires. Cela soulève des questions sur la dynamique interne au sein du régime iranien, comme le souligne Courrier international, qui évoque que des figures éminentes prennent souvent ses décisions.
Ce contexte est aggravé par les déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, qui a affirmé que tant que l'uranium enrichi reste en Iran, la guerre ne sera pas considérée comme terminée. Les responsables iraniens, de leur côté, craignent qu’un envoi de matériel à l'étranger n'augmente leur vulnérabilité face à de potentielles frappes de la part des États-Unis ou d'Israël.
Cette intransigeance de Khamenei, loin de signifier une faiblesse diplomatique, peut aussi être perçue comme une stratégie pour maintenir une position fermée sur des enjeux critiques. Ha’Aretz souligne que l’Iran a réussi à transformer la situation du détroit d’Ormuz en un enjeu économique global, rendant les concessions sur les questions nucléaires potentiellement nécessaires pour Washington.
Récemment, CNN a également rapporté que l'Iran, pendant la période de cessez-le-feu, a recommencé à restaurer certaines capacités militaires, notamment dans la production de drones, ce qui montre que le régime reste dynamique malgré les pressions externes. Ces développements laissent entendre que l’Iran est toujours capable de représenter une menace significative pour ses voisins et pour les intérêts américains dans la région.
En conclusion, la décision de Mojtaba Khamenei de garder l’uranium enrichi en Iran ajoute une couche de complexité aux pourparlers diplomatiques et démontre que Téhéran cherche à tirer parti de sa position dans un contexte géopolitique tendu.







