Dans un hommage émouvant au monde du cinéma, Emmanuel Macron et son épouse ont exprimé leur gratitude envers les "comédiennes et comédiens, réalisatrices et réalisateurs, et scénaristes". Ces mots visent à réduire les fractures engendrées par la récente tribune "Zapper Bolloré", qui a alimenté les débats autour de la chaîne Canal+ pendant le festival.
En se plaçant en arbitre, l’Élysée a remercié les "financeurs publics comme privés" qui, avec les talents du cinéma, constituent l'essence même d’un art nécessitant l'implication de tous pour faire vibrer le public. Cette position inédite du président de la République survient dans un contexte de tensions internes à la profession, notamment autour des signataires de la pétition "Zapper Bolloré".
L'Élysée a également souhaité souligner l'importance du cinéma français, en rappelant que chaque film primé au festival avait été soutenu par un producteur ou coproducteur français, avec la moitié des œuvres récompensées ayant reçu le soutien du Centre National du Cinéma (CNC).
Une vision engagée du 7e art
Le communiqué de la présidence a salué les choix audacieux du jury présidé par Park Chan-wook, affirmant qu'il avait "regardé l’époque droit dans les yeux" tout en inscrivant le 7e art au cœur des préoccupations sociétales. Un bon exemple est le film "Fjord" du réalisateur Cristian Mungiu, qui a remporté la Palme d’Or et s’attaque aux fractures sociales contemporaines.
Le film suit un couple évangélique s’installant en Norvège et fait écho aux contradictions d'une société prônant tolérance et respect des minorités. Par ailleurs, la cérémonie de clôture, diffusée sur France 2, a attiré jusqu’à 2,8 millions de téléspectateurs, témoignant de l’intérêt du public pour le 7e art.
À travers cette célébration, Emmanuel Macron affirme non seulement son soutien à l'industrie cinématographique, mais aussi une volonté manifeste d’apaisement au sein d’un univers agité par des dissensions.







