Le lundi 25 mai, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exprimé son indignation sur France 2 suite à sa mise en examen liée à ses déclarations sur "la répression syndicale qui sévit à Tefal". "J'ai appris vendredi que j'étais mise en examen après avoir dénoncé cette répression," a-t-elle déclaré avec une forte dose d'émotion, soulignant que, selon elle, Tefal va jusqu'à poursuivre la secrétaire générale de la CGT.
Binet a également rappelé que la CGT a tiré la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois concernant les dangers des PFAS, des produits chimiques utilisés dans les poêles de la marque. Dans le même temps, un membre du syndicat à Tefal a été sanctionné pour avoir demandé des éclaircissements sur l’impact de ces substances sur la santé des employés, selon les informations diffusées par le syndicat.
Lors de la Fête de l'Huma, elle avait qualifié la situation chez Tefal de "répression patronale violente". C'est à la suite de cette déclaration qu'elle a été mise en examen, après le dépôt d'une plainte pour diffamation. Cette procédure est automatique dans le cadre de telles plaintes.
Sophie Binet a annoncé que la CGT allaient "contester aux prud’hommes la semaine prochaine" la sanction infligée à la déléguée syndicale. "Avec cette mise en examen, Tefal confirme l’ampleur de la répression syndicale," a-t-elle déploré, affirmant que l'entreprise tente de faire taire les syndicalistes qui s’alarment des conditions de travail et de l’impact environnemental de leur production.
Elle a également mis en avant que "la quasi-totalité des syndicalistes en France pourraient être mis en examen,” appelant les législateurs à protéger la liberté d'expression et la liberté syndicale qui, selon elle, sont gravement menacées.
Notons qu’elle avait déjà été mise en examen en décembre pour "injure publique" après avoir qualifié les patrons de "rats qui quittent le navire" en janvier dernier, soulignant leur "unique objectif, l’appât du gain".







