Le 24 mai, Sandrine Rousseau a exprimé son intention de soumettre au vote populaire la question de la sortie du nucléaire en France. Selon l'élue écologiste, cette initiative ne représente pas une position officielle de son parti. Lors de son intervention sur France Inter, Rousseau a souligné l'importance du débat démocratique, affirmant : « Nous ne pouvons pas tout miser sur le nucléaire comme nous le faisons actuellement ».
Rousseau a évoqué les préoccupations environnementales, en indiquant que l'industrie nucléaire consomme une quantité considérable d'eau, un enjeu stratégique qui devient de plus en plus critique alors que les conflits pour l'accès à cette ressource se multiplient. Dans ce contexte, elle appelle à un examen plus attentif des choix énergétiques de la France.
Un appel à la réflexion sur les enjeux geopolitiques
Pour étayer sa proposition, Rousseau a évoqué les « enjeux géopolitiques » autour du nucléaire, notamment en ce qui concerne l'approvisionnement en uranium. Elle déplore ce qu'elle décrit comme « une fuite en avant » du gouvernement, qui contredirait les efforts vers une transition énergétique durable. « Passer aux énergies renouvelables en claquant des doigts, cela n'est pas réaliste. Il faudra planifier sur le long terme », a-t-elle affirmé.
Son intervention a suscité des réactions diverses. Julien Aubert, vice-président des Républicains, a critiqué le timing de cette proposition. Selon lui, « alors que la France fait face à des vagues de chaleur sans précédent, il est paradoxal que certains Écologistes choisissent de remettre en question notre principal outil de décarbonation ».
Le débat est donc lancé, et les avis continuent de se opposer sur cette question cruciale pour l'avenir énergétique de la France.







