Le 18 mai, le Sénat a validé pour la seconde fois la mise en œuvre d'un accord visant à modifier la durée d'indemnisation de l'assurance chômage en cas de rupture conventionnelle. Ce texte a de nouveau été soumis aux députés le 26 mai, après un précédent rejet en première lecture, pour cause d'absence de soutien politique.
Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a exhorté la « classe politique » à prendre ses « responsabilités » face à ce texte. Lors de la séance de deuxième lecture, il a souligné que lorsque les partenaires sociaux agissent, les politiciens doivent également répondre présent. « Lorsque les partenaires sociaux prennent leurs responsabilités, je considère que la classe politique doit également pouvoir prendre les siennes », a-t-il affirmé.
Le Sénat a donc approuvé cet accord qui vise à réduire l'indemnisation des allocataires en cas de rupture conventionnelle, notamment en limitant la durée d'indemnisation pour les moins de 55 ans à 15 mois, contre 18 mois précédemment. Pour ceux de plus de 55 ans, la période pourrait atteindre 20,5 mois. Cet accord a été dénoncé par des formations de gauche, y compris des syndicats comme la CGT, qui ont refusé de le signer.
L'exécutif a rencontré des difficultés au Parlement, où le texte avait été rejeté lors de sa première lecture en raison d'un manque d'affluence parmi les députés du gouvernement, face à une forte opposition de la gauche. Ce revers a conduit à la nécessité d'une deuxième lecture, une situation jugée « préoccupante » par le Premier ministre, qui a évoqué une « démobilisation » inacceptable des élus. Les soutiens du texte seront en théorie plus présents après la séance de Questions au gouvernement, ce qui pourrait faciliter son adoption finale.
Selon le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, cette réforme devrait permettre de réaliser près d'un milliard d'euros d'économies chaque année et favoriser 15.000 retours à l'emploi. Des chiffres qui pourraient influencer le débat parlementaire en cours.







