Descendant d'ancêtres esclaves, le député écologiste de l'Essonne, Steevy Gustave, a exprimé sa fierté suite à l'abrogation du 'Code noir', validée par l'Assemblée nationale jeudi. Ce texte, qui a encadré l'esclavage dans les colonies françaises, n'avait jamais été formellement annulé depuis son abolition en 1848.
Gustave a déclaré sur Franceinfo : 'Je suis fier que ma nation, même si c'est tard, ait enfin abrogé ce texte infâme.' Cette abrogation constitue un acte fort pour la mémoire collective, particulièrement pour les Français d'Outre-mer, un soulagement après des siècles de douleur.
Cette décision intervient dans un contexte où le besoin de réconciliation et de justice sociale est pressant. Des experts en histoire et en droits humains soulignent que, même si l'abrogation a une portée essentiellement symbolique, elle représente une étape nécessaire dans le chemin vers la reconnaissance des injustices passées.
Il est impératif de poursuivre les discussions sur comment réparer ces blessures historiques. Comme l'a suggéré le sociologue Serge Ngalso, 'La vérité sur notre passé doit être au cœur de nos récits nationaux pour avancer vers un avenir commun.' Ce moment marque un tournant dans la manière dont la France aborde son histoire coloniale et esclavagiste.
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