Samedi 6 juin, lors de la Nuit Blanche, une violence inadmissible a frappé Alexandra Cordebard, maire du Xe arrondissement de Paris, qui a été agressée par des éléments d’extrême droite en réaction à une œuvre artistique présentée dans une église. La municipalité a réaffirmé sa détermination à défendre la culture contre les idéologies rétrogrades.
« J'ai reçu des coups de ces individus qui cherchaient à nous interdire l'accès. Je vais bien entendu porter plainte », a déclaré Alexandra Cordebard dans un communiqué.
L'incident a eu lieu juste avant l'ouverture de l'œuvre de Marie-Luce Nadal, Sous la peau du ciel, prévue à l’église Saint-Laurent, comme le rapporte L'Humanité. Peu avant 19 heures, des militants ultras, après une prière de rue, ont tenté de bloquer l'entrée pour arrêter le déroulement de la soirée, poussant le maire et son équipe à intervenir.
Des tensions grandissantes face à l’expression culturelle
Le climat de tension s’est intensifié autour de cet événement culturel. Des membres d’un groupuscule d’extrême droite, connus pour leur ferveur contre la culture moderne, se sont acharnés sur la maire. Cela a nécessité l’intervention rapide de la police pour permettre à la soirée de se poursuivre.
« La culture ne cédera pas devant ceux qui prétendent imposer leur ordre moral. Nous apportons tout notre soutien à Marie-Luce Nadal, dont l'œuvre véhicule des voix à la fois personnelles et universelles », a ajouté Cordebard.
Le député écologiste Pouria Amirshahi a également abordé la problématique, notant que le groupuscule antisémite et homophobe Civitas, bien qu'officialement dissous par le gouvernement, avait encouragé des actions pour perturber cette éditions de la Nuit Blanche. Ces éléments, visiblement en désaccord avec la direction artistique, ont qualifié l'événement de blasphématoire, s'attaquant ainsi à la liberté d'expression culturelle qui est, selon eux, en déclin.
Dans ce contexte de tensions croissantes, la ville de Paris réaffirme son engagement à défendre la liberté artistique, une valeur essentielle face à la montée des sentiments réactionnaires.







