Emmanuel Macron a réagi avec gravité à la mort tragique de Lyhanna, abordant en Conseil des ministres les dysfonctionnements manifestes qui entourent cette affaire. Le président a insisté sur le besoin de comprendre les responsabilités individuelles et systémiques, tout en appelant à ne pas céder à la précipitation.
« On ne répond pas à un drame par des cris », a déclaré le chef de l'État, évoquant l'importance d'attendre le résultat des inspections prévues pour le 19 juin avant de prendre des décisions « à la lumière des faits ». Expert en criminologie, le professeur Alain Bergall a souligné que « le suivi des enquêtes est crucial pour éviter une perte de confiance durable dans nos institutions ». Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a appuyé cette position, affirmant que « personne ne peut se dédouaner de ses responsabilités ».
Le système judiciaire fait face à une pression accrue suite à cette tragédie, alimentant les débats autour des violences sexistes et sexuelles. Dans une démarche proactive, Sébastien Lecornu, chef du gouvernement, a proposé d'alourdir les peines pour les violeurs en série, notamment ceux touchant des mineurs, permettant ainsi la perpétuité au lieu des 20 ans actuels.
Un contexte où l'avocat des parents de Lyhanna, François Roujou de Boubée, a contesté l'idée que le manque de moyens ne soit pas un problème. « Les moyens alloués à la justice sont une question centrale », a-t-il affirmé. En réponse à cela, Macron a soutenu que les budgets ont augmenté, mais que « l'efficacité des moyens reste un enjeu » que le gouvernement doit continuellement évaluer.
Dans le cadre de cette affaire, une commission d'enquête a été demandée au Sénat pour examiner les dysfonctionnements du système judiciaire. Pendant ce temps, le directeur général de la gendarmerie, Hubert Bonneau, a qualifié cette situation d'« échec pour la gendarmerie », déplorant que Jérôme B., mis en examen pour enlèvement et séquestration, n'ait pas été entendu malgré des plaintes antérieures. Ce climat de méfiance exacerbe le besoin d'une réforme en profondeur pour garantir la sécurité des plus vulnérables.







