L'Assemblée nationale a vibré mardi 9 juin sous l'impact des débats enflammés concernant l'affaire tragique de Lyhanna. La députée Laure Miller, représentante de la Marne et membre du groupe Ensemble, a pris la parole pour faire état de sa « honte » face à la tournure des échanges et a choisi de ne pas poser la question qu'elle avait préparée.
Au cours de la séance consacrée aux questions au gouvernement, une minute de silence a été observée en hommage à la victime. Les discussions ont rapidement dégénéré, accusant l'État d'incompétence dans la gestion des enquêtes concernant le principal suspect, Jérôme Barella. Des députés de La France Insoumise ont exprimé leur indignation, appelant à des mesures concrètes avec des slogans tels que « des moyens, des moyens ! ».
« Cette petite fille a été sacrifiée sur l'autel de la nonchalance, d'un État dont l'appareil judiciaire a failli », a déclaré Marine Le Pen, reflétant ainsi l'inquiétude face à une situation fâcheuse.
Un appel au rassemblement
Laure Miller, d'une voix empreinte d'émotion, a pris le temps de faire une introspection au sein de l'hémicycle. « On a donné une image déplorable », a-t-elle relégué, persuadée que ce traitement de la situation était indigne. « Si être député en mai 2026 c'est ça, je ne me sens pas députée, je me sens citoyenne », a-t-elle ajouté, visiblement déçue par l'absence d'efforts collectifs.
Elle exprimait le besoin d'unir les forces autour de la protection de l'enfance, un enjeu qui requiert une réponse sérieuse et réfléchie. « Nous avons besoin d’être proactifs et de rassembler toutes les initiatives existantes », a-t-elle déclaré, appelant à un travail constructif visant à offrir un avenir meilleur à nos enfants.
Des critiques acerbes au sein de l'assemblée
Invité à s'exprimer sur la plateforme de Franceinfo, Laure Miller a fait écho à la mobilisation récente qui a eu lieu pour rendre hommage à Lyhanna. « Nous n'étions pas à la hauteur », a-t-elle déclaré, perplexe face aux disputes qui ont dominé les débats. « Au lieu d'échanger sur des solutions, nous avons juste échangé des coups, au sens figuré », a-t-elle désespérément observé.
Elle a souligné l'importance d'une réflexion collective sur la protection de la jeunesse et des mesures préventives pour accompagner la parentalité. « C'est un sujet qui mérite une attention urgente », a-t-elle insisté. En soulignant que, malgré la présence de nombreux élus bien intentionnés, certains semblent plus préoccupés par des enjeux électoraux à venir que par le bienêtre des enfants, elle a mis en lumière une préoccupation cruciale : « Nous devons penser aux générations futures, et non à des élections », a-t-elle tristement conclu.







