Ce mercredi, la cour criminelle du Bas-Rhin a prononcé une peine sévère de 17 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'un ostéopathe de 37 ans, jugé pour plusieurs viols et agressions sexuelles à Strasbourg. Les faits, qui impliquent 29 patientes, ont été commis dans le cadre de son exercice professionnel, avec des circonstances aggravantes liées à son autorité sur ces femmes.
L'avocate générale avait requis une peine de 20 ans de prison, arguant de la gravité des actes effectués, qui incluent huit viols et 23 agressions sexuelles. Les accusations font état de touchers inappropriés, tant externes qu'internes, dans la zone pelvienne, sur des patientes âgées de 23 à 77 ans.
Commentant la possibilité de pertes de confiance dans le corps médical, le Dr Claire Martin, psychologue spécialisée dans l'accompagnement des victimes, a déclaré à France Info : "Ces abus peuvent créer des traumatismes profonds, tant sur le plan physique que psychologique." Les témoignages poignants des victimes ont été cruciaux dans l'édification de l'affaire, plusieurs d'entre elles ayant exprimé des regrets de ne pas s'être manifestées plus tôt.
Au cours du procès, l'accusé a tenté de justifier ses actes en disant : "J’ai exercé avec la conviction de soulager mes patientes. Je tiens à présenter mes excuses les plus sincères pour ce que vous avez vécu. Je ne suis pas un violeur". Toutefois, ses dires n'ont pas suffi à convaincre le tribunal, qui a reconnu sa responsabilité dans ces actes criminels.
Ces événements soulèvent des questions cruciales sur la protection des patients et les abus potentiels au sein du corps médical. Alors que l'ostéopathe a été suspendu depuis sa mise en examen en 2021, cette affaire résonne comme un puissant appel à la vigilance et à la réforme dans le domaine des soins de santé.







