Illan Castronovo, ex-candidat de téléréalité, a été mis en examen pour viol à Blois, France, suite aux plaintes de deux femmes concernant des faits survenus en 2018. Le parquet a confirmé mardi que le suspect, aujourd'hui âgé de 32 ans, a été inculpé le 13 avril. Les deux plaignantes allèguent avoir subi des agressions dans une discothèque située en Loir-et-Cher.
Les accusations portent sur des événements survenus lors d'une soirée le 31 octobre 2018, lorsque les plaignantes, âgées de 18 et 20 ans à l'époque des faits, auraient perdu connaissance après avoir consommé un verre que leur aurait proposé M. Castronovo. Cette information a été relayée par Médiapart.
Selon les déclarations de la plus jeune des deux femmes, elle s'est réveillée avec un téléphone pointé sur elle, tenu par une autre figure du monde de la téléréalité, Julien Bert. Dans une position compromettante, elle aurait découvert que ses vêtements avaient été abaissés. La seconde plaignante, quant à elle, a rapporté être descendue des loges sans aucun souvenir de ce qui s'était passé, trouvant son corps couvert de contusions et constatant la disparition de son tampon hygiénique.
Me David Decharron, l'avocat de M. Castronovo, a fermement contesté ces accusations, soulignant que certaines circonstances, comme l'administration de substances, ont été abandonnées par le juge d'instruction. Il a déclaré que les échanges initiaux entre les plaignantes et d'autres personnes présentes à la soirée prouveraient que les relations étaient consensuelles.
Avant ces plaintes, Illan Castronovo avait déjà été accusé par plusieurs candidates de divers shows de téléréalité d'agressions et de harcèlement. Bien que ces précédentes accusations aient été classées sans suite, la situation actuelle, selon l’avocat, pourrait être alimentée par la diffusion d’enregistrements de la soirée incriminée, créant un climat de honte autour des plaignantes.
Cette affaire fait émerger des réflexions sur la culture du consentement et les comportements dans le cadre d'événements médiatisés, où la frontière entre le consentement et l'agression peut devenir floue. Alors que le processus judiciaire se poursuit, le public et les médias suivent de près cette affaire qui soulève de nombreuses questions.







