Maud Bregeon soutient l'interdiction du concert LFI : une décision de sécurité publique

La porte-parole du gouvernement défend l'interdiction d'un concert à Paris en raison de tensions.
Maud Bregeon soutient l'interdiction du concert LFI : une décision de sécurité publique

Ce jeudi, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé que la préfecture de police de Paris agissait dans son rôle en interdisant le concert organisé par La France insoumise (LFI) prévu ce dimanche à la suite de la présence d'invités controversés ayant tenu des propos injurieux envers les forces de l'ordre. Elle a précisé sur BFMTV-RMC : "La préfecture constate des risques de trouble à l'ordre public en raison de ces personnalités."

LFI a dénoncé cette décision et annoncé qu'elle déposerait un recours devant le tribunal administratif. Ce concert, qui devait se dérouler sur la place de la République, aurait accueilli des figures comme Assa Traoré, fondatrice du Comité Adama, et le rappeur Médine. Ces personnalités sont souvent au cœur de controverses, ce qui a conduit à sa prohibition.

Bregeon a également souligné que la sécurité à Paris nécessitait la protection de plus de cinquante zones, données les conditions difficiles attendues, en particulier la chaleur et l'affluence. Elle a ainsi critiqué LFI pour sa tendance à générer systématiquement des conflits concernant les décisions gouvernementales.

En réponse, Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a exprimé sur X son indignation face à ce qu’il qualifie d'"autoritarisme" de la part de Bregeon. Il a ajouté que "les invités mentionnés ne figurent même pas au programme" du concert et a ironisé sur la logique qui pourrait conduire à annuler d'autres concerts, citant des artistes comme Renaud ou Brassens.

Bompard a également rappelé que la sécurité n’a jamais été un problème lors de leurs précédents événements, faisant référence à un rassemblement à Saint-Denis réunissant 26,000 personnes sans incident.

Bregeon a par ailleurs critiqué le maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, pour ses déclarations sur le "sifflement de la Marseillaise" comme un "droit légitime". Elle a dénoncé cette approche, la qualifiant de "stratégie de sédition". "Cela montre une attitude délibérée contre nos valeurs républicaines", a-t-elle averti.

Alors que les tensions politiques continuent de monter, cette déclaration met en lumière les défis croissants auxquels fait face le gouvernement en matière de sécurité publique et de dialogue social.

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