La justice française a rendu un jugement crucial. Mardi, la cour d'appel a allégé la peine de Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), en réduisant son inéligibilité après sa condamnation pour détournement de fonds. Cette décision lui ouvre les portes d'une quatrième candidature pour l'Élysée en 2027, bien que son parcours soit entravé par des conditions strictes, y compris le port d'un bracelet électronique.
Lors d'une audience tendue, la présidente de la cour a rappelé le caractère "grave" des actes reprochés à Le Pen. Elle a été condamnée à trois ans de prison, dont un ferme à purger chez elle sous surveillance. Cependant, l'inéligibilité a été ajustée à 45 mois, dont 30 avec sursis, modifiant ainsi le paysage politique. Un expert du paysage politique, comme l’observe le sociologue Bruno Cautrès du Cevipof, souligne que cette situation pourrait renforcer la position ressentie de Le Pen parmi ses électeurs.
Malgré les implications de cette décision, la cheffe de file du RN semble déterminée à embarquer dans la campagne pour 2027. "Nous ne nous découragerons jamais", a-t-elle déclaré, réaffirmant son engagement politique durant un discours à Liévin. Les sondages placent Marine Le Pen parmi les favorites, bénéficiant de l’élan de sa stratégie de "dédiabolisation" qui a marqué son ascension au sein du paysage politique français.
Répondant à la question de sa capacité à mener une campagne électorale sous bracelet électronique, Le Pen a évoqué des doutes, affirmant qu'il serait "difficile" de concilier cette contrainte avec son rôle. Bien qu'elle ait envisagé de transférer la baton à son proche collaborateur Jordan Bardella en cas de besoin, les signaux qu’elle envoie actuels suggèrent une volonté de rester au premier plan.







