Les élections municipales de 2026 à Strasbourg (Bas-Rhin) se préparent alors qu’un climat d’incertitude plane sur la ville. Jeanne Barseghian, la maire écologiste sortante, vise un second mandat, mais elle se heurte à une opposition très hétéroclite. Avec un paysage politique fragmenté, la compétition s’annonce intense, reflet d'une dynamique qui s'est intensifiée depuis les élections de 2020.
Les candidats en lice
La désunion est un élément marquant de ce scrutin. Bien que Jeanne Barseghian ait été la première maire écologiste de Strasbourg en 2020, elle doit maintenant faire face à plusieurs challengers. Catherine Trautmann, figure emblématique du Parti socialiste et ancienne ministre, cherche à regrouper la gauche pour contrer son adversaire. D’autre part, Pierre Jakubowicz, soutenu par Horizons et Renaissance, représente une option centriste. Jean-Philippe Vetter, du parti Les Républicains, espère redonner à la droite strasbourgeoise un semblant de pouvoir, tandis que Virginie Joron du Rassemblement national se concentre sur des sujets de sécurité et de gestion municipale stricte.
Florian Kobryn de La France insoumise prône quant à lui des mesures sociales ambitieuses, ajoutant au débat électoral des propositions comme la gratuité des transports pour les jeunes. D'autres candidats, comme Fahad Raja Muhammad ou Louise Fève, viennent compléter un large éventail d'options politiques. Comme le précise France 3, cette diversité de candidats pourrait également entraîner un second tour imprévisible, une situation exacerbée par les rivalités internes.
Enjeux de cette élection
Les critiques sur le bilan de Barseghian sont omniprésentes. Trautmann la considère responsable d'une « concertation souvent tronquée » et d'un échec majeur, comme le projet de Tram nord. Pendant ce temps, des candidats comme Jakubowicz proposent des réformes structurelles, notamment la création de maires de quartier pour renforcer la gouvernance locale. Jean-Philippe Vetter et Virginie Joron plaident aussi pour le retour d'un arrêté municipal sur la mendicité agressive, lequel a été abrogé par la majorité écologiste.
Les sondages récents, comme celui réalisé par BFMTV, montrent une dynamique préoccupante pour Barseghian. Actuellement, elle est créditée de 16% des voix, à égalité avec Vetter, mais loin derrière Trautmann qui a bondi à 29%. Cette situation montre clairement que la mairie pourrait changer de mains, un retournement qui serait inattendu après le triomphe écologiste de 2020.
La campagne promet ainsi d’être riche en tensions et en rebondissements. Comme l’affirme un expert politique, « ce scrutin pourrait bien marquer un tournant dans l’orientation écologique de la ville ». Dans ce contexte électoral tendu, il reste à voir si Barseghian pourra mobiliser ses électeurs pour éviter une débâcle.







