Quelle sera l'issue de l'élection municipale de 2026 à Paris, alors qu'Anne Hidalgo s'apprête à quitter son poste ? Les enjeux semblent plus complexes que jamais avec un mode de scrutin qui change, et un champ de candidats qui s'élargit. D’après les dernières enquêtes d'opinion, l’équilibre pourrait bien basculer vers la droite, au grand dam des traditionnels électeurs de gauche.
« Pendant des années, on a voté à gauche à Paris », déclare une Parisienne avec conviction. Un sentiment partagé par beaucoup, pourtant, une autre riveraine évoque son espoir d’un candidat anti-Hidalgo. Nombreux sont ceux qui affirment que la propreté, la sécurité, et le pouvoir d’achat doivent être au cœur des préoccupations politiques. Le fossé entre les lignes reste profond, chacun cherchant à capter les voix des 1,3 million d’électeurs parisiens.
Rachida Dati : une stratégie de communication maîtrisée
Pour l'Union de la gauche, Emmanuel Grégoire, actuellement en première ligne, fait face à un défi de taille, celui de se faire connaître au-delà des cercles politiques. Même s'il bénéficie des soutiens d'anciens alliés comme Bertrand Delanoë, un ancien maire apprécié, il doit s'imposer face à une adversaire redoutable. « Je ne veux pas que Paris régresse vers une élite », déclare-t-il en réponse à ceux qui craignent un retour en arrière.
Rachida Dati, actuelle maire du 7e arrondissement et candidate à la mairie de Paris, est connue pour sa capacité à s'affirmer dans le débat public. Sa campagne, centrée sur les réseaux sociaux, lui permet de contourner les médias traditionnels, bien qu'elle soit confrontée à des accusations de corruption qui pourraient fragiliser son image. Lors d'une récente présentation de ses vœux, elle a semblé se projeter dans le rôle de maire de Paris, une déclaration qui pourrait indiquer son ardent désir de conquérir le poste.
D'autres candidats cherchent à faire « bouger les lignes »
Le paysage électoral est également animé par d'autres candidats souhaitant troubler le duel Grégoire-Dati. Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Renaissance et Horizons, émerge en tant que l'alternative permettant de rompre avec les dynasties politiques passées. « Je suis le candidat qui représente le changement, loin du vieux système », affirme-t-il. D'un autre côté, Sophia Chikirou, de La France insoumise, axe sa campagne sur l'accès au logement, un sujet sensible pour de nombreux Parisiens. « Ne restez pas passifs, combattons ensemble la cherté de la vie », encourage-t-elle.
La montée de Sarah Knafo, de Reconquête, est également à surveiller, son discours centré sur la sécurité touchant une corde sensible chez de nombreux électeurs. « Je garantirai des mesures radicales pour assurer la sécurité des zones souvent oubliées », promet-elle. D'autres candidats, comme Marielle Saulnier de Lutte ouvrière et Thierry Mariani du Rassemblement national, ajoutent encore à la diversité des opinions. Cette élection promet d'être particulièrement disputée avec le changement de la méthode de vote cette année, où les Parisiens voteront non seulement pour leurs élus d'arrondissement, mais aussi pour le maire de Paris.







