Le Planning familial de Strasbourg se retrouve une fois de plus sous le feu des critiques, ayant découvert des inscriptions hostiles sur les murs de son local le 16 janvier dernier. Cette fois, les messages, agrémentés de fausses informations sur l'avortement, s’en prennent directement aux médecins de l'association. Un événement qui ravive une tension persistante autour de l'IVG, notamment après son inscription récente dans la Constitution française.
Ce n'est pas la première fois que cette structure est ciblée. En mars 2024, le même établissement avait déjà subi des actes de vandalisme similaires. Selon le Planning familial, ces atteintes témoignent d'une montée de l'intolérance et de la désinformation autour des droits reproductifs en France. Des experts en santé et droits des femmes, comme la sociologue Anne Revillard, soulignent que ces attaques peuvent créer un climat de peur autour des services de santé reproductifs, dissuadant certaines femmes de chercher l'aide dont elles ont besoin.
« Les informations véhiculées dans ces messages sont non seulement fausses, mais elles portent atteinte à la dignité des professionnels de santé qui œuvrent pour accompagner les femmes dans leurs choix », a déclaré la directrice du Planning familial. En réponse à ce climat hostile, plusieurs organisations de défense des droits des femmes, telles que Le Monde, appellent à renforcer les protections légales et à promouvoir des informations précises sur l'avortement.
Dans un contexte où l’accès à l’IVG est encore sujette à de vives discussions, des initiatives citoyennes se multiplient pour défendre les droits reproductifs. Des manifestations sont organisées à Strasbourg et dans d'autres villes, pour sensibiliser la population et contrer les discours alarmistes. Les défenseurs de l'IVG insistent sur l’importance d’une éducation encore plus forte à ces questions délicates, afin de garantir que chaque femme puisse prendre des décisions éclairées sans crainte de représailles.







