Après l'annonce du recours au 49.3 par Sébastien Lecornu pour valider le budget 2026, une motion de censure a été déposée par La France insoumise et le Rassemblement national, mais elle a été rejetée par l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre a ainsi bénéficié d'un répit. Le vendredi 23 janvier, la motion de censure initiée par La France insoumise, en collaboration avec les groupes écologiste et communiste, a été écartée. Avec 269 voix pour, le total est resté en deçà de la majorité requise de 288 députés.
Rappelons que les Insoumis, aux côtés du RN, avaient introduit une motion de censure pour tenter de renverser le gouvernement. "Ce budget d'austérité est imposé avec la complicité des socialistes qui ignorent le choix des électeurs du NFP," a tweeté le groupe LFI. Le Rassemblement national a également critiqué le gouvernement, l'accusant de "mentir et de perdre du temps" à propos de la situation politique, comme indiqué sur leur compte X.
Les motions ont été débattues le matin même, en présence d'interventions de figures comme Eric Coquerel (LFI), Marine Le Pen (RN), et Sébastien Lecornu.
Sébastien Lecornu sauvé de justesse
Cette issue, bien qu'étroite, n'était pas complètement inattendue. Le gouvernement avait établi un accord de non-censure avec le Parti socialiste et a bénéficié du soutien des Républicains. Pour gagner, une majorité absolue de 288 voix était nécessaire, et selon les observateurs, la majorité ne reposait que sur une vingtaine de députés.
Un ministre a souligné que le soutien était fragile, nécessitant un alignement entre LR et PS, avec d'autres groupes comme LIOT. Pour ceux de BFMTV, il était clair que "la majorité se jouera à une vingtaine de députés".
Le gouvernement se réserve la possibilité de déclencher à nouveau le 49.3, concernant la partie "dépenses" et l'ensemble du texte, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles motions de censure la semaine prochaine. Au cas où le gouvernement tomberait, le ministre a averti qu'"une dissolution pourrait rester sur la table".







