Municipales 2026 : le dilemme des électeurs niçois face aux rivalités politiques

Des tensions montent entre les leaders de la droite niçoise avant le second tour.
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Bruno Retailleau, leader des Républicains (LR), a récemment fait une déclaration choc en refusant de soutenir Christian Estrosi pour le second tour des municipales à Nice, qualifiant la campagne actuelle de "délétère". Cette décision intervint alors qu'Estrosi, ancien membre des LR devenu le maire actuel sous le parti Horizons, se retrouve en concurrence directe avec Eric Ciotti, candidat de l'Union des droites et du Rassemblement National (RN).

Retailleau critique la campagne menée par Estrosi, évoquant un climat marqué par un "appel à la gauche et au communautarisme" qui n'est pas en phase avec les valeurs des Républicains. "Je ne me retrouve dans cette campagne, ni d'un côté ni de l'autre", a affirmé le leader, laissant ainsi les électeurs choisir selon leur propre conscience.

Les tensions exacerbées entre les alliés

Eric Ciotti, qui a terminé en tête du premier tour avec 43,43 % des voix, a exprimé sa gratitude envers Retailleau pour avoir condamné la conduite de la campagne d'Estrosi. Selon lui, cela met en lumière les fractures au sein des alliances de droite. Ciotti a fait preuve d’optimisme en accusant la campagne d'Estrosi de le desservir et de confondre les électeurs.

Au milieu de ces tensions, la candidate de la gauche et des écologistes, Juliette Chesnel - Le Roux, qui a obtenu 11,93 % des voix, a également décliné la proposition d’alliance d'Estrosi, rendant la situation encore plus complexe pour le maire sortant.

Les critiques de Retailleau sur les alliances

Retailleau a également dénoncé les accords passés entre la gauche et LFI, appelant cela des "accords de la honte". Il a rappelé que des politiques comme celles-ci contribuent à la confusion chez les électeurs. En outre, le patron des Républicains a déclaré que les candidats de son parti qui s’allieraient à l’extrême droite seraient exclus, soulignant ainsi l'importance de maintenir une certaine éthique politique.

Certaines sources comme Le Figaro rapportent que la campagne à Nice a été marquée par des tensions notables, exacerbées par des critiques mutuelles entre candidats. Il reste à voir comment cela influencera les résultats lors du second tour prévu le 22 mars 2026.

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