Au second tour de l'élection municipale, Stéphane Lang, candidat des Républicains, a pris une décision inattendue : il fusionne sa liste avec celle du Rassemblement national, dirigée par Anne-Sophie Frigout. Cette alliance se fait malgré le soutien affiché du parti dirigé par Bruno Retailleau au maire sortant, Arnaud Robinet, qui a dominé le premier tour.
À Reims, un sérieux bouleversement s'opère dans le paysage politique local. « Je me concentre sur la politique locale, les décisions de Paris ne m'importent guère ! » déclare Stéphane Lang à Valeurs actuelles. Âgé de 54 ans et ancien gaulliste, il précise : « J'ai toujours voulu défendre l'intérêt des Rémois. »
Lang et Anne-Sophie Frigout, adversaires lors des dernières élections, se retrouvent unis par un programme jugé presque identique. « Nous partageons 90 % de nos idées », affirment-ils. Frigout, après avoir recueilli 21,03 % des voix au premier tour, a tendu la main à Lang, dont le score était de 7,68 %. « Il a fait preuve de courage ! Nous avons mené campagne sur des thèmes qui nous préoccupent tous, comme l'insécurité », souligne-t-elle.
Une fusion sur des fondements communs
Malgré l'appel de Retailleau à un rassemblement de la droite afin de contrer la gauche et le RN, ce rapprochement entre Lang et Frigout pourrait entraîner des répercussions au sein des Républicains. Lang s'expose à une probable exclusion mais reste déterminé : « L'intérêt des Rémois l'emporte sur toute autre considération. » Il critique également le maire Robinet, assimilé à une politique qu'il juge désastreuse.
Un autre épisode de tension se dessine autour du colistier d'Arnaud Robinet, Valentin Michel, dont les déclarations sur les réseaux sociaux soulèvent des accusations d'antisémitisme et de proximité avec La France Insoumise. Ce phénomène poliTique local démontre les clivages qui se creusent entre les différentes factions.
En unissant leurs forces, Lang et Frigout espèrent renverser le maire sortant, qu'ils accusent de mener une politique nuisible au renouvellement urbain, à la sécurité et aux automobilistes, en affirmant que leur union vise un seul objectif : « Battons Arnaud Robinet pour le bien des Rémois. »
Cette nouvelle alliance, bien que controversée, suscite déjà des réactions mitigées au sein de la population rémoise. Il reste à voir si elle réussira à bouleverser l'ordre établi lors du prochain tour.







