Alors que des négociations avaient lieu, Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait s'emparer de Cuba, provoquant une réponse ferme de Miguel Diaz-Canel, qui a promis une "résistance indestructible".
Les relations entre les États-Unis et Cuba ne cessent de se détériorer. Le 16 mars, Donald Trump a exprimé sa conviction d'avoir l'"honneur de prendre Cuba" afin de "libérer" l'île de son régime communiste. En réaction, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a fait savoir, le 17 mars, que son pays est préparé à faire face à "tout agresseur extérieur", comme l'a rapporté Le Figaro avec l'AFP.
Le président Diaz-Canel a affirmé que Cuba peut s'attendre à une "résistance indestructible". "Face à toutes les menaces, notre certitude demeure : tout agresseur extérieur se heurtera à notre détermination", a-t-il écrit sur X (anciennement Twitter).
Il a également souligné que les États-Unis, depuis des décennies, menacent ouvertement Cuba de renverser le gouvernement par la force, utilisant pour cela un prétexte inacceptable : les dures restrictions imposées à une économie déjà affaiblie par l'embargo américain qui dure depuis plus de 60 ans. "Ils planifient l'occupation du pays, de ses ressources et de son économie, qu'ils cherchent à étrangler pour nous forcer à capituler", a déclaré Miguel Diaz-Canel.
Un "châtiment collectif contre tout le peuple"
Cuba traverse en effet sa pire crise économique en trois décennies. La situation s'est aggravée depuis l'arrestation de Nicolás Maduro, le 3 janvier, entraînant l'interruption des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, son principal fournisseur. L'administration Trump a menacé de sanctions toute nation qui oserait envoyer du pétrole à Cuba, résultant en de fréquentes coupures d'électricité. "Ce scénario illustre la guerre économique que nous subissons, un véritable châtiment collectif pour notre peuple", a déclaré le président cubain.
Pour sa part, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a tenté de désamorcer les tensions. Le 17 mars, il a démenti sur X une information du New York Times selon laquelle des responsables américains auraient conseillé à Cuba de destituer son président.







