Les deux candidats à la mairie de Luc-La-Primaube (Aveyron) ont recueilli chacun 1 626 voix, soit exactement 50 % des suffrages au premier tour des municipales dans cette petite ville proche de Rodez. Chacun espère remporter la victoire le dimanche prochain.
« C’est improbable, insolite, cette égalité parfaite à 1 626 voix chacun. Nous appelons à la mobilisation de nos électeurs qui pensaient que la victoire serait automatique », a déclaré Jean-Philippe Sadoul, le maire sortant (DVD) de cette commune d'environ 6 000 habitants.
Une semaine de campagne supplémentaire
Il est rare qu'une égalité parfaite se produise dans des villes de cette taille. Sadoul, qui brigue un quatrième mandat tout en étant vice-président du Département et de la Communauté de communes, voit cette semaine d'entre-deux-tours comme une occasion d'expliquer davantage son programme.
Face à lui, Alain Cisternino, ancien adjoint et désormais candidat sans étiquette, critique la gestion jugée trop personnelle de Sadoul. Il évoque une dynamique binaire entre le bourg plus urbain et la partie rurale de Luc-La-Primaube. Cisternino estime que le cadre de vie peut être mieux valorisé, alors que Sadoul vante la qualité de vie et la proximité avec Rodez.
Et si l'égalité se représentait ?
Dans une éventualité d'égalité au second tour, le code électoral prévoit que la victoire soit attribuée à la liste dont les candidats ont l'âge moyen le plus élevé. Sadoul, avec un sourire, a avoué ne pas avoir fait les calculs nécessaires à cet égard mais se dit confiant quant à la mobilisation de ses soutiens.
D'autres communes en France ont connu des situations similaires. À Montmédy, dans la Meuse, deux candidats, Pierre Léonard et François Mercier, cousins germains, ont également terminé avec un score identique de 341 voix chacun, comme l'a rapporté le média Lorraine Actu.







