Après le triomphe du maire sortant Nicolas Daragon, la liste dirigée par Stéphane Magnin a décidé de porter une contestation devant la justice administrative, signalant plusieurs anomalies durant la campagne électorale.
L'élection a été décidée dès le premier tour à Valence, se soldant par la réélection de Nicolas Daragon. Cependant, Stéphane Magnin, candidat de la Gauche écologiste et populaire, a déposé un recours en raison de diverses irrégularités observées. Dans un communiqué, il note que des courriers de campagne ont été envoyés par le maire après la fermeture officielle des activités électorales, adresses qui n’avaient pas été transmises à son équipe.
En outre, des informations erronées ont été diffusées dans la profession de foi de l'équipe sortante. Cette dernière affirmait que Stéphane Magnin projetait d'accroître les impôts locaux, alors que son programme stipule précisément le contraire, « noir sur blanc ». Enfin, le candidat affirme que la disposition des bulletins de vote a été inappropriée dans certains lieux de scrutin le 15 mars, ce qui a « compromis la visibilité équitable des listes ».
Stéphane Magnin, qui a obtenu 12,01 % des voix au premier tour, est conscient que sa protestation n'altérera probablement pas le résultat du scrutin. Pourtant, il agit « par principe ». Selon lui, « personne n'est au-dessus des lois ». Ainsi, il se propose de jouer un rôle d'opposition dynamique au sein du conseil municipal.
Des experts électoraux notent que le respect des procédures est essentiel pour maintenir la confiance dans le système démocratique, et que chaque recours peut contribuer à renforcer la transparence des élections. Ce climat de défiance pourrait également être entendu à travers les voix de citoyens soucieux de la justice électorale. L'Équipe a également soutenu que de tels recours sont essentiels pour préserver les valeurs démocratiques en France.







