Lors d'un meeting énergique à Strasbourg, Jeanne Barseghian, la maire sortante et candidate des Écologistes, a réaffirmé sa volonté d'incarner la "vraie" gauche. Ce rassemblement a eu lieu juste avant le second tour des élections municipales, où elle se retrouve face à Catherine Trautmann, ancienne maire de la ville.
"Nous représentons l'unité de la gauche. C'est la vraie gauche", a déclaré Barseghian devant une salle enthousiaste, où des partisans scandaient "Unité!". Elle a souligné l'urgence de l'union face aux défis politiques actuels, affirmant que le péril est imminent à Strasbourg.
Barseghian a critiqué Trautmann, l'accusant d'avoir renié les valeurs communes de la gauche en rejoignant un camp qu'elle considère comme "ni de droite ni de gauche", une position qu'elle définit comme jamais véritablement de gauche.
Dans le premier tour, Barseghian a obtenu 19,7 % des suffrages, se plaçant derrière Trautmann (25,9 %) et le candidat Les Républicains, Jean-Philippe Vetter (24,2 %). Pour tenter de conserver son poste, elle a formé une alliance stratégique avec le candidat de La France Insoumise, Florian Kobryn, qui a obtenu 12 % des voix.
De son côté, Catherine Trautmann, qui aspire à retrouver son poste après deux mandats précédents, a cherché le soutien du centriste Pierre Jakubowicz, qui a recueilli 5,1 % des votes. Cette alliance a provoqué des tensions au sein des partis concernés. Olivier Faure, le leader du Parti socialiste, a déclaré que Trautmann s'est mise "en dehors du parti", tandis que le parti Horizons a finalement choisi de soutenir Vetter.
Ce second tour se déroule donc avec trois listes en compétition. Florian Kobryn décrit l'alliance des Écologistes et des Insoumis comme un "front de gauche sans compromis", mettant en contraste leur position avec celle de Vetter, qu'il qualifie de "droite dure", et celle de Trautmann, qu'il décrit comme "la droite macroniste".
Pour sa part, Trautmann a défendu sa candidature lors d'un débat sur BFM Alsace, affirmant : "Je n'ai pas été dépossédée de mon investiture socialiste" en soulignant sa recherche de liberté politique, au-delà des affiliations partisanes.







