La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a demandé des dispositions spécifiques pour les secteurs les plus touchés par l'augmentation des prix de l'énergie, notamment la chimie, la verrerie et le transport. Son président, Amir Reza-Tofighi, a exprimé sur Franceinfo la nécessité de ces soutiens.
« Le prix du gaz impacte significativement l'industrie, en particulier dans des domaines critiques tels que la chimie. Cela représente un risque majeur pour de nombreuses industries », a déclaré Reza-Tofighi. Selon lui, ce besoin d'aide ne doit pas se traduire par des mesures massives, mais plutôt par des initiatives ciblées. « Certaines industries sont véritablement en péril et nécessitent un soutien adapté, » a-t-il ajouté.
« Il est essentiel d'accompagner ces secteurs, souvent avec des solutions qui ne pèsent pas lourd sur le budget de l'État, comme des contre-garanties de Bpifrance pour faciliter l'accès au crédit », a-t-il souligné.
Amir Reza-Tofighi a également reconnu l'état fragile des finances publiques. Cependant, il insiste sur l'importance d'accompagner les secteurs les plus vulnérables, tels que le transport, qui font face à des défis immédiats. « Parfois, il suffit de décaler certaines charges. De nombreux acteurs ne peuvent pas régler leurs dépenses immédiatement, mais ils seront en mesure de le faire plus tard », a-t-il expliqué.
Interrogé sur les répercussions du conflit en Iran, d'où est originaire sa famille, Reza-Tofighi a exprimé son espoir que les événements actuels puissent conduire à des changements significatifs en Iran. En effet, il a partagé son désespoir concernant l'avenir du pays et des conséquences pour son peuple.
La CPME continue d'insister sur l'importance d'un soutien proactif pour les petites et moyennes entreprises et alerte sur les conséquences potentielles d'une inaction face à des tensions géopolitiques et économiques croissantes.







