Le monde de l'éducation française s'agite alors qu'une intersyndicale, composée de la FSU, de l'Unsa, de la CFDT, de la CGT et de SUD, appelle à une mobilisation forte le 31 mars. Cette grève nationale vise à dénoncer la suppression de 4 000 postes d'enseignants programmée pour la rentrée 2026. Les syndicats estiment que ces choix budgétaires, qu'ils qualifient de "court-termistes", engendrent des classes plus chargées et une diminution de l'offre de formation.
Dans un communiqué, les organisations syndicales ont exprimé leurs préoccupations : "Les choix du gouvernement ne peuvent que nuire à un service public d'éducation déjà en difficulté". Selon les syndicats, cette situation entraîne des vies scolaires "asphyxiées" et menace l'équilibre des établissements scolaires. L'inquiétude se fait également sentir dans le premier degré, où il est anticipé des fermetures de classes à venir.
Pour appuyer leur demande de révisions budgétaires, les syndicats rappellent qu'au total, 4 000 suppressions d'emplois sont à craindre, dont près de la moitié concerneraient le premier degré. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a justifié ces réductions par une "chute démographique vertigineuse". Pourtant, les syndicats demandent que cette baisse soit plutôt considérée comme une opportunité d'améliorer les conditions d'enseignement, réduisant le nombre d'élèves par classe.
Des manifestations ont déjà eu lieu à travers le pays. Le 17 février, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Paris, tandis que des actions locales ont eu lieu, comme à Bordeaux, où des enseignants et parents d'élèves ont manifesté devant le rectorat. Ce mouvement témoigne du mécontentement grandissant face à des conditions de travail de plus en plus précaires. Comme le résume un porte-parole syndical, "il est temps que le gouvernement entende notre appel et reconsidère ses décisions." Pour suivre l'évolution de cette mobilisation, restez connectés à nos actualités.







