Les récentes élections municipales à Arcis-sur-Aube, petite ville de 2.800 habitants, ont attiré l'attention des médias, tant nationaux qu'internationaux. Charles Hittler, maire sortant sans étiquette mais s'affichant proche du centre-droit, a été réélu avec 40,59 % des voix, devançant ses concurrents Annie Soucat (31,49 %) et Antoine Renault-Zielinski (27,92 %), également sans étiquette et soutenu par Florian Philippot.
Le résultat a suscité une vague de réactions médiatiques, Hittler déplorant, dans une vidéo sur ses réseaux sociaux, les attaques et caricatures qu'il a subies durant la campagne. « Depuis quelques jours, nous assistons à des attaques, des caricatures, des polémiques venues parfois de bien loin de notre réalité locale », a-t-il déclaré, insistant sur le besoin de préserver la dignité de la commune.
Âgé de 75 ans, Hittler a partagé son vécu face aux moqueries liées à son nom, qui ont marqué son parcours. « Dans ma jeunesse, j'ai été bizuté à ce sujet, et encore aujourd'hui, je reçois des appels anonymes à ce propos », a-t-il confié à BFM. Malgré cela, de nombreux habitants préfèrent l’appeler simplement « Charles », notamment les anciens, qui le connaissent bien pour son implication locale.
De son côté, Antoine Renault-Zielinski a ironisé sur l'ampleur médiatique de cette élection, indiquant qu'un site de paris en ligne proposait des mises sur le futur maire d'Arcis-sur-Aube. « Tout ceci mérite d'être noté, car cela met notre petite commune sur le devant de la scène, à l'instar de la bataille napoléonienne de mars 1814 », a-t-il ajouté.
Malgré les tensions, le scrutin a permis de mettre en lumière les enjeux locaux, offrant un aperçu sur la vie politique d'une petite ville française, souvent oubliée par les grands médias.







