Des villes comme Perpignan, Carcassonne, Nice et Beaucaire seront désormais dirigées par des maires d'extrême droite. Le Rassemblement national (RN) a réussi une avancée significative, récoltant un nombre record d'élus dans les conseils municipaux. Près de 1,5 million de citoyens vivront sous la gouvernance de maires appartenant au RN, à l'Union des Droites pour la République (UDR), ou à d'autres formations d'extrême droite, d'après une analyse des résultats électoraux réalisée par Le Parisien après le second tour des élections municipales du 22 mars.
Jordan Bardella, président du RN, a qualifié cette élection de « plus grande percée » de son parti. Malgré quelques revers à Toulon, Nîmes et Marseille, il a souligné que le RN et ses alliés n'ont jamais compté autant d'élus en France. La dynamique est d'autant plus marquée qu'une fois constitués, les conseils municipaux comprendront 61 villes et deux secteurs de Marseille dirigés par l'extrême droite. Ce chiffre témoigne d'une mobilisation efficace, avec de nombreux candidats remportant le premier tour avec des résultats très conséquents, comme Steeve Briois à Hénin-Beaumont avec 77,71 % des voix.
Éric Ciotti, qui a pris les rênes de Nice avec 48,54 % des suffrages, incarne cette dynamique. Alors que l'alliance UDR-RN s'est avérée fructueuse dans le Sud-est, les Alpes-Maritimes, avec des victoires à Cagnes-sur-Mer, Menton, et Peymeinade, témoigne de la montée de l'extrême droite. Dans le Var, notamment, le nombre d'élus de ce spectre politique est particulièrement notable.
Les principales villes conquises incluent Carcassonne, Castres et Orange. D'autres villes de Lorraine, comme Amnéville et Saint-Avold, ainsi que des localités dans le Loiret et la Sarthe, voient également l'extrême droite s'imposer. Lars de tournant, le bassin minier du Pas-de-Calais, traditionnellement socialiste, voit une victoire significative à Liévin. Cette élection fait résonner la question de l'évolution politique en France et les implications pour les prochaines années.







